Accueil Info Info en continu ENTRETIEN. La Normande Alice Dufour dans « Montmartre » sur TF1 : « Céleste, c’est un rôle de rêve »

ENTRETIEN. La Normande Alice Dufour dans « Montmartre » sur TF1 : « Céleste, c’est un rôle de rêve »

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photo  alice dufour interprète céleste dans « montmartre ».  ©  © julien panié / authentic prod/ 1

Alice Dufour interprète Céleste dans « Montmartre ». © © JULIEN PANIÉ / AUTHENTIC PROD/

Ce lundi 6 octobre, TF1 poursuit la diffusion de sa fiction historique qui se déroule dans le Paris de la Belle-Epoque. Dans « Montmartre », l’actrice Alice Dufour incarne Céleste, charismatique artiste de cabaret. Un premier rôle principal lumineux pour la native de Saint-Lô (Manche).

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Dans le Paris de la Belle Époque, Céleste, danseuse de cabaret, part à la recherche de sa sœur et son frère dont elle a été brutalement séparée enfant, après le meurtre de leur père. C’est le début de l’histoire de Montmartre, feuilleton historique en huit épisodes diffusé depuis le 29 septembre sur TF1. L’actrice Alice Dufour en est la tête d’affiche, dans le rôle de Céleste.

La trentenaire originaire de Saint-Lô (Manche) y déploie ses talents, travaillés depuis ses débuts en tant que gymnaste jusqu’au célèbre cabaret du Crazy Horse, en passant par le Cirque du Soleil. Sur les écrans, la comédienne avait déjà joué dans la série Hard diffusée sur Canal+, ainsi que dans des films de Philippe Lacheau, Alibi.com et Super-héros malgré lui. Entretien.

Lire aussi : « Montmartre » sur TF1 : comment la véracité historique de la série a-t-elle été travaillée ?

Qu’est-ce qui vous a poussé à postuler pour ce rôle ?

C’est un tout ! C’est un rôle de rêve. L’univers du cabaret m’a beaucoup parlé, comme j’ai été danseuse. J’adore la Belle Époque, mais qui n’aime pas cette période ? Et j’ai aussi une histoire avec le quartier de Montmartre : j’ai vécu plusieurs années aux Abbesses, puis derrière la butte Montmartre. J’ai beaucoup espéré, quand j’ai lu le scénario, les scènes… Je me suis dit, c’est pour moi ! On se dit toujours un peu ça, mais là, plus que les autres projets.

La série porte un certain nombre de thématiques sociétales. Laquelle vous a le plus touchée ?

Nous sommes surtout ce que l’on cache. J’ai trouvé ça assez juste. Mon frère cache son homosexualité, ma sœur cache sa classe sociale. Et moi, c’est une forme de métaphore : finalement, Céleste se dévoile pour dévoiler la vérité, derrière cet apparat de show-girl, de lumières, de paillettes. Il y a derrière ça une énorme soif de justice.

Lire aussi : « Montmartre » : la nouvelle fiction historique de TF1 a-t-elle séduit les téléspectateurs ?

Jouer un personnage ancré dans le passé, ça nécessite une préparation particulière ?

Concrètement, c’est beaucoup plus de préparation de costume, maquillage, coiffure… Environ deux heures chaque jour. Et on est immergé dans un univers complètement différent, dans un décor de 1900, habillé avec un genre de corset très serré à la taille, des talons. Ça change tout par rapport à une série contemporaine.

Comment ont été travaillées les scènes de danse ?

C’était très cadré, très chorégraphié. Le réalisateur, Louis Choquette, est Nord-américain, donc il y a une forme de rigueur très typique dans le rapport au travail. En danse, il n’y avait pas une seule improvisation. On a beaucoup répété avant et pendant le tournage, quand il y avait des jours off. Et il y a zéro doublure, c’est ma fierté.

Comment avez-vous appréhendé les quelques scènes de nudité de votre personnage ?

On en a parlé deux mois avant le tournage, et les scènes ont été tournées au bout de quatre mois de tournage. Il y avait une coordinatrice d’intimité présente. Louis Choquette et la production étaient très à l’écoute et je me suis sentie vraiment respectée, en confiance. Sur chaque plan, je savais exactement ce qui allait être montré. Il y a eu juste une prise pour chacune de ces scènes, donc j’ai été très peu nue. Il y a eu aussi un gros travail sur le costume : on voulait que le corps soit nu, mais qu’artistiquement, ce soit fort, dans un écrin artistique. Tout ça a été tellement réfléchi, tellement encadré, que je me suis sentie plutôt à l’aise.

Votre expérience passée de danseuse au Crazy Horse vous y a-t-elle aidé ?

Oui, même si c’est vraiment très différent de se dénuder au Crazy Horse : on part du noir total, et les lumières mettre en valeur le corps. Sur un tournage, on maîtrise moins tout ça. Je pense que ça m’a aidé évidemment, puisque j’ai fait ça pendant trois ans. Mais le contexte est différent et ça reste quelque chose qui n’est pas très agréable. Même si l’enjeu artistique surpasse ce sentiment.

De gymnaste, à mannequin, danseuse… Comment avez-vous fait la bascule avec la comédie ?

Il y a une dizaine d’années, je faisais partie du spectacle Iris au Cirque du Soleil, à Hollywood. Je jouais l’un des deux personnages principaux, Scarlett. Mais j’étais jalouse des clowns (rires), parce que je n’avais pas de micro, contrairement à eux qui pouvaient s’exprimer par la voix. Donc ça part d’une petite frustration de scène, où j’ai passé deux ans à raconter une histoire qu’avec le corps. À cette époque, j’habitais près de l’Actors studio (une école d’art dramatique, ndlr), donc j’y ai pris des cours pour savoir si j’aimais ça. Et j’ai adoré. Quand je suis revenue à Paris, j’ai voulu devenir comédienne.

Qu’est-ce que vous aimez dans ce métier ?

Ce qui me fait vraiment vibrer en tant que comédienne, c’est de jouer des rôles tous plus différents les uns des autres. J’avais été très heureuse il y a quelques années quand je jouais un seul en scène qui s’appelait Mademoiselle Else, du pur théâtre très dramatique. Et la journée, je jouais dans la comédie de Philippe Lachaud Super héros malgré lui. C’était complètement schizophrénique, j’ai adoré. Des projets comme ça, moi j’y vais tous les jours !

Quel lien gardez-vous avec vos racines normandes ?

J’habite entre Paris et la Normandie, vers Rouen. J’ai passé mes dernières vacances dans la Manche à Granville, j’ai un petit noyau d’amis d’enfance là-bas. J’y retourne souvent, et j’ai beaucoup de famille vers Saint-Lô. Ma mère était secrétaire juridique et mon père éleveur laitier. J’ai l’impression que là, à tout moment, on va toquer à ma porte en disant : « Eh bonjour, faut faire un vrai métier maintenant ! » C’est une passion, un métier artistique sublime, mais ça a des aspects très compliqués. Mais j’ai toujours été soutenue par ma famille, qui est très fière.

 
Propos recueillis par Elvire SIMON.    Ouest-France  

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