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En Maine-et-Loire, ces œuvres uniques du XVe siècle sont menacées, un vote pourrait permettre de les sauver... |
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La restauration des stalles de la collégiale Saint-Aubin de Blaison-Gohier (Maine-et-Loire) pourrait être financée grâce au soutien de la fondation de la Sauvegarde de l’art français. © Ouest-France
Mobilier classé au titre des Monuments historiques depuis 1902, les stalles de la collégiale Saint-Aubin de Blaison-Gohier, commune déléguée de Blaison-Saint-Sulpice (Maine-et-Loire), doivent être urgemment restaurées. Ces travaux pourraient recevoir le soutien financier de la fondation pour la Sauvegarde de l’art français. Pour cela, les votes sont ouverts jusqu’au dimanche 22 février 2026.
Il y a dix siècles, le pieux et belliqueux comte d’Anjou Foulques Nerra faisait construire, à Blaison-Gohier, commune déléguée de Blaison-Saint-Sulpice (Maine-et-Loire), la collégiale Saint-Aubin dans laquelle il installa quelques chanoines qui priaient pour le salut de son âme.
Au XVe siècle, le seigneur du lieu la dota d’un ensemble de quarante stalles en chêne. Bien que très dégradées, elles sont toujours visibles 600 ans après. Les visages d’hommes et de femmes révélant la laideur de l’humanité côtoient les animaux fantastiques du bestiaire médiéval. Faute de moyens, elles n’ont pas été remplacées par des stalles plus modernes, moins barbares, à la Renaissance comme ce fut si souvent le cas,
retrace Philippe Sachetti, porte-parole de l’association Vive Saint-Aubin. Cet ensemble unique est aujourd’hui la proie de l’humidité et des insectes xylophages et nécessite une protection et une restauration urgentes.
Un coup de pouce de 8 000 €
Cette restauration pourrait être rendue possible grâce au dispositif le Plus grand musée de France, porté par la fondation de la Sauvegarde de l’art français. Cette opération met en compétition plusieurs œuvres d’art nécessitant une restauration. Celle qui recueillera le plus de votes verra ses travaux financés à hauteur de 8 000 €. Les stalles de la collégiale Saint-Aubin ont été retenues pour le Maine-et-Loire en novembre dernier. L’association Vive Saint-Aubin est fermement décidée à remporter cette compétition »,
assure Philippe Sachetti.
Les votes sont ouverts jusqu’au dimanche 22 février sur le site de la Sauvegarde de l’art français. Par ailleurs, une visite guidée des stalles est proposée ce dimanche 8 février, à 15 h. Rendez-vous sur le parvis.