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À Blaison, un projet ambitieux pour la collégiale Saint-Aubin... |
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Les membres de la nouvelle association Vive Saint-Aubin ont présenté un projet ambitieux auprès des habitants de Blaison, dans la collégiale, vendredi 17 janvier 2025. © Ouest-France
« Faire de la collégiale Saint-Aubin l’épicentre d’un rendez-vous annuel qui rassemblera les meilleurs experts de la vie au Moyen Âge ». Ce projet ambitieux a été présenté aux habitants par les membres de la nouvelle association Vive Saint-Aubin, vendredi 17 janvier 2025, à Blaison-Gohier, commune déléguée de Blaison-Saint-Sulpice (Maine-et-Loire).
Il y a quatre ans, Blaison-Gohier, commune déléguée de Blaison-Saint-Sulpice (Maine-et-Loire) fêtait son millénaire. 1020, c’est aussi l’année de la construction de la collégiale Saint-Aubin commandée par Foulque III dit Foulques Nerra, Foulques le sombre, comte d’Anjou.
Elle est le témoin des heures les plus fastes comme les plus sombres du passé, avec l’expansion de l’Empire Plantagenêt, la grande peste du XIVe, la guerre de Cent Ans, les guerres de religion, la renaissance angevine… Elle a abrité un chapitre de quatre chanoines jusqu’à la Révolution française.
Devenue église paroissiale puis confiée aux édiles de la République en 1905, elle n’a plus fait l’objet de grands chantiers. Aujourd’hui, on constate la dégradation lente mais redoutable de cet édifice, qui nécessite plusieurs centaines de milliers d’euros de travaux.
« Un festival d’histoire dans lequel seront racontés tous les aspects de la vie à cette époque »
C’est pourquoi l’association Vive Saint-Aubin a été créée pour faire face à l’urgence. Notamment protéger les stalles, inscrites au patrimoine qui constituent un ensemble exceptionnel du XVe siècle… et que les insectes xylophages menacent.
Une souscription avait été lancée il y a quelques années, avec le partenariat de la Fondation du patrimoine. Elle va être réactivée. Ainsi, il sera possible de suivre les recommandations de la Direction régionale des affaires culturelles (la Drac) afin de poser un diagnostic sous la direction d’un architecte du patrimoine, pour évaluer d’une part l’urgence des travaux et son coût.
L’association a un autre projet ambitieux développé par Philippe Sachetti, son porte-parole : « Nous voulons faire de la collégiale Saint-Aubin l’épicentre d’un rendez-vous annuel qui rassemblera les meilleurs experts de la vie au Moyen Âge, une sorte de colloque annuel, un festival d’histoire dans lequel seront racontés tous les aspects de la vie à cette époque. Nous envisageons de nous cantonner aux cinq siècles qui commencent à la prise de pouvoir de Foulque Nerra en 987, jusqu’à la fin de la guerre de Cent Ans. »
Pourquoi cette période ? « D’une part parce que la vie au Moyen Âge fait curieusement écho à la vie de notre propre société. D’autre part, nous avons l’ambition de donner envie à chacun de découvrir et comprendre ses racines. L’Anjou a toujours été au cœur de toutes les étapes de l’histoire de France, sinistres ou glorieuses. Cette situation exceptionnelle confère une vraie légitimité à notre projet ambitieux. Nous le ferons avec une détermination inspirée de la devise du roi Arthur : « Qui veult, peult ». »
Le projet a été présenté aux habitants de la commune vendredi 17 janvier 2025 et a suscité une adhésion unanime.