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Dermatose : la mobilisation des agriculteurs gagne le Maine-et-Loire... |
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Les éleveurs surveillent de près l’évolution de la dermatose nodulaire qui frappe des troupeaux dans le sud de la France. © Photo archives CO - Marie DELAGE
La Confédération paysanne appelle à un rassemblement lundi 8 décembre, à 20 heures, devant la préfecture d’Angers. Le syndicat se mobilise contre l’abattage systématique de troupeaux touchés par la dermatose nodulaire.
Un cap a été franchi avec
l’abattage de tout un troupeau alors qu’il était vacciné
 », lâche Tiphaine Joly, porte-parole de la Confédération paysanne en Maine-et-Loire. Le syndicat appelle à un rassemblement lundi 8 décembre à 20 heures, devant la préfecture d’Angers, pour protester contre la politique vaccinale de l’État face à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). L’appel a été lancé au niveau national. Un rassemblement est aussi prévu à Nantes (Loire-Atlantique). La Coordination rurale pourrait rejoindre la mobilisation en Anjou lundi soir.
2Â 700Â animaux abattus depuis cinq mois
Environ 2 700 animaux ont été abattus depuis cinq mois, dans les Alpes, l’Ain, mais aussi les Pyrénées et désormais le Doubs, où des heurts ont éclaté entre agriculteurs et forces de l’ordre. La maladie, qui n’atteint pas l’homme, est transmise par des insectes qui piquent les bovins.
Les autorités imposent d’abattre toutes les bêtes d’un troupeau dès qu’un cas est détecté.  Il est illusoire, utopique, de se dire que l’on va éradiquer la maladie
, estime Tiphaine Joly. C’est une conséquence du réchauffement climatique : des maladies remontent à travers le pays. Nous allons devoir apprendre à vivre avec. Cette politique d’abattage doit cesser. Quand le printemps refleurira, la mouche repiquera. Aujourd’hui, c’est dans le Doubs, demain, ce sera chez nous ?Â
En Maine-et-Loire, les éleveurs n’ont pas l’obligation de vacciner leurs animaux.  S’il fallait le faire, cela sera-t-il pris en charge par l’État comme c’est le cas dans les zones actuellement touchées ?
, interroge Tiphaine Joly. Nous demandons le déclassement de cette maladie au niveau européen. Cela permettrait que seuls les animaux porteurs soient abattus et non pas tout le troupeau. Cela touche les éleveurs : vous imaginez revenir dans une ferme complètement vide, sans animaux, après un abattage ?Â
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