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CARTE. Guerre en Ukraine : au moins quatre civils tués, une centrale nucléaire endommagée… Le point du jour... |
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Un soldat de la 48e brigade d’artillerie indépendante lors d’opérations de combat dans la direction de Kharkiv, en Ukraine, le 9 février 2026. © VIACHESLAV MADIIEVSKYI / NurPhoto via AFP
Au moins quatre civils ont été tués dans des frappes russes et ukrainiennes. Des frappes de Kiev ont endommagé la centrale de Zaporijjia, en Ukraine. Emmanuel Macron a déclaré vouloir que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine soit « bien organisée » avec les Européens, mais sans « trop d’interlocuteurs ». Voici le point du jour sur le conflit, ce mardi 10 février.
Civils tués dans des frappes russes et ukrainiennes, une centrale nucléaire ukrainienne endommagée, Emmanuel Macron en médiateur avec le Kremlin… Voici les faits marquants à retenir de la guerre en Ukraine, ce mardi 10 février 2026.
Au moins quatre civils tués dans des frappes russes et ukrainiennes
Une femme et sa fille de 11 ans ont été tuées mardi 10 février dans des bombardements russes sur la ville de Sloviansk, dans la région de Donetsk, dans l’est de l’Ukraine, ont annoncé les autorités ukrainiennes.
En Ukraine occupée, un prêtre est mort lors d’une frappe ukrainienne pendant un enterrement, tandis qu’un homme a perdu la vie après un tir ukrainien de drone dans la région russe de Belgorod, ont affirmé les pouvoirs locaux.
Seize personnes ont également été blessées dans les frappes russes sur Sloviansk menées avec « six bombes planantes » lancées par des avions, a indiqué sur Telegram le parquet régional ukrainien dans un bilan actualisé.
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Des frappes de Kiev ont endommagé la centrale de Zaporijjia
Des frappes ukrainiennes ont entraîné la coupure d’une des deux lignes électriques alimentant la centrale nucléaire de Zaporijjia, occupée par la Russie dans le sud de l’Ukraine, ont affirmé mardi les responsables russes du site, affirmant néanmoins que tout risque radiologique était écarté.
« À la suite d’une attaque des forces armées ukrainiennes contre la zone industrielle d’Energodar, des infrastructures vitales de la ville et de la centrale nucléaire de Zaporijjia ont été endommagées », ont-ils indiqué sur Telegram.
L’alimentation électrique nécessaire au fonctionnement de la centrale est actuellement assurée par la seconde ligne, après que la première ligne a été coupée, ont-ils précisé.
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La situation est néanmoins « sous contrôle », ont-ils assuré, affirmant que le niveau de radiation dans la zone de la centrale et alentours est conforme aux normes ; il n’y a pas de menace pour la sûreté radiologique. Ce type d’incident concernant la plus grande centrale nucléaire d’Europe s’est déjà produit à plusieurs reprises depuis le début de l’offensive russe à grande échelle contre l’Ukraine en février 2022.
Macron veut « organiser » avec les Européens le dialogue avec Poutine
Emmanuel Macron a déclaré vouloir que la reprise du dialogue avec Vladimir Poutine soit « bien organisée » avec les Européens, mais sans « trop d’interlocuteurs », tout en soulignant que les premiers contacts « techniques » ont surtout confirmé que, pour l’instant, « la Russie ne veut pas la paix ».
Le président français avait annoncé en décembre vouloir renouer des échanges directs avec son homologue russe, largement rompus en raison de la guerre en Ukraine, et a dépêché début février son conseiller diplomatique à Moscou pour les préparer.
« Qu’ai-je obtenu ? La confirmation que la Russie ne veut pas la paix maintenant. Mais, surtout, nous avons reconstruit ces canaux de discussion à un niveau technique », a-t-il expliqué dans un entretien publié mardi par plusieurs journaux européens, dont El Pais et Süddeutsche Zeitung.
Des photos d’athlètes morts à la guerre
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a justifié lundi soir le port aux JO 2026 par le porte-drapeau de son pays, Vladislav Heraskevych, d’un casque arborant des photos d’athlètes tués par la Russie.
Vladislav Heraskevych a pris part lundi à Cortina à un entraînement de skeleton avec sur la tête un casque gris portant les images sérigraphiées de plusieurs de ses compatriotes morts à la guerre, avant selon lui de se voir interdire de le porter.
« Cette décision me brise le cœur. J’ai le sentiment que le Comité international olympique (CIO) trahit des athlètes qui ont fait partie du mouvement olympique en ne leur permettant pas d’être honorés là où ils ne pourront plus jamais se produire », a-t-il écrit sur Instagram.