|
Béhuard, une commune insulaire où « il fait bon vivre »... |
5
La commune insulaire de Béhuard vue du ciel. © Ouest France
Seule commune insulaire des Pays de la Loire, le village de Béhuard (Maine-et-Loire) est réputé pour sa tranquillité. Ses plages au bord de la Loire et son ambiance apaisante attirent.
Presque aucune voiture ne circule dans les rues, si ce n’est celles des résidents. À Béhuard (Maine-et-Loire), seule commune insulaire des Pays de la Loire, les carcasses d’acier restent aux parkings à l’entrée du village, où se situe un arrêt de bus reliant la gare d’Angers en 35 minutes depuis le 8 juillet.
150 à 200 000 visiteurs chaque année
Petite cité de caractère, village fleuri aux innombrables touches de couleurs et à la vue imparable sur la Loire, ses distinctions et son charme tranquille attirent 150 à 200 000 visiteurs chaque année.

Les petites rues piétonnes de Béhuard, sa vue sur l’église plaisent aux visiteurs comme aux habitants. Ouest France
Fabienne Rossard, gérante du café depuis 2016, constate une augmentation de ce flux. « Depuis la crise sanitaire, lorsqu’il y avait des contraintes de déplacement, beaucoup de personnes de la région ont découvert Béhuard. »
Sans que cela ne pèse sur les habitants. « Le tourisme est raisonné. Il n’y a pas de déferlement de cars, les personnes arrivent le matin et repartent le soir », explique le maire et habitant de la commune depuis sa naissance il y a 67 ans, Bruno Richou.

À Béhuard, seule ville insulaire des Pays de la Loire, la vue est incomparable. Ouest France
« En matinée, on voit surtout des randonneurs et des personnes qui se rendent à l’église. L’après-midi, il y a des familles. Les touristes viennent avec beaucoup de respect ici. Il règne une ambiance zen, même les enfants sont calmes », abonde Jean-Luc Duvigny.
« Tout le monde se connaît à Béhuard »
Le sculpteur s’est installé à Béhuard en 2016. « Un appartement se libérait, je me suis dit que je partirais si je ne m’y plaisais pas. » Aujourd’hui, il quitterait la commune de 125 habitants pour rien au monde. « Ici, les gens s’entendent à merveille. Il y fait bon vivre, il y a beaucoup d’entraide, raconte-t-il avec le sourire. Tout le monde se connaît. On s’installe sur les bancs et on papote, comme dans le temps. »

Les crues font partie de la vie à Béhuard, seule commune insulaire des Pays de la Loire. Les habitants s’organisent et beaucoup d’entre eux disposent d’une barque pour se déplacer. archives Thierry Huguenin / Ouest-France
Au café-bar, la patronne s’improvise guide touristique. Après des années en région parisienne, son compagnon Olivier Banny et elle ont voulu exercer leur activité à l’endroit où ils ont passé leur enfance. « Quand on travaille, on a l’impression d’être en vacances », souligne Fabienne Rossard, avant de reprendre sa discussion avec des cyclistes niçoises.
« Un cadre idyllique »
Bruno Richou appuie : « Je suis né à Béhuard, comme mon père, et j’y suis toujours resté. On vit dans un cadre idyllique. »
La nature est omniprésente, charmant promeneurs comme pèlerin. Ils sont attirés par l’église qui surplombe le village sur son rocher, l’énergie du lieu où se déroule encore baptêmes et mariages, les messes quotidiennes en extérieur, le pèlerinage marial du 15 août.

Béhuard est aussi connu pour être une terre de pèlerinage. Des messes sont organisées plusieurs fois par dimanche toute l’année. Thierry Huguenin / Ouest-France
Ancienne maison de repos de prêtres retraités et bientôt religieuses, la Maison diocésaine, dont le chantier de rénovation se termine, accueille aussi « des jeunes chrétiens et des personnes qui veulent se ressourcer », indique Eudes de Villaret, ancien agriculteur et responsable bénévole du lieu qui donne sur le chemin de la Loire. Paroissien depuis des années à Béhuard, il apprécie le calme du village insulaire.
Une quiétude qui a conquis July Durand, l’une des quatre associés qui ont repris la gestion de la guinguette pour la saison 2023. « On est au cœur de la nature. C’est magnifique », sourit la sommelière de formation, les yeux sur l’eau toute proche.
« La Loire est ici chez elle »
Ici, les personnes croisées ont le sourire, disent bonjour, n’hésitent pas à échanger quelques mots avant de continuer leur promenade le long de la Loire. L’eau paisible est troublée seulement par le vol des oiseaux, et de temps en temps par un bateau. La baignade est interdite, comme le stipulent quelques panneaux, mais il est permis de profiter des plages.
« La Loire est ici chez elle », insiste Bruno Richou et deux de ses adjoints, eux aussi habitants de la commune, Michel Vial et Yveline Tessier. Et promeneurs comme habitants sont ses invités.