|
Beaucouzé, la ville aux trois projets d’écoquartiers... |
1
Mickaël Lefeuvre (à gauche) et Yves Meignen devant la ZAC des Echâts III. © Ouest-France
Une zone d’aménagement concerté (ZAC) n’est pas qu’un simple découpage foncier. C’est aussi une opération d’aménagement qui s’appuie sur un véritable projet de territoire. À Beaucouzé, elles sont au nombre de trois, sous forme d’écoquartiers : la ZAC Cœur de ville, les Echâts III et les Hauts du Couzé. Mais comment fonctionnent-elles ?
Pour Mickaël Lefeuvre, adjoint à l’urbanisme et Yves Meignen, adjoint aux finances à Beaucouzé (Maine-et-Loire), « la ZAC est un outil stratégique pour un aménagement urbain réfléchi et concerté ».
Mickaël Lefeuvre, comment définissez-vous une zone d’aménagement concerté (ZAC) ?
C’est une opération publique qui maîtrise l’aménagement et permet, notamment à une commune, d’entreprendre un projet d’équipement, de commerce et de logements. L’idée est de construire des opérations d’urbanisme complètes et cohérentes – qu’ils s’agissent de quartiers d’habitations, de zones d’activité, de loisirs ou d’équipements publics – tout en encourageant une démarche concertée.
Quel en est le processus ?
La 1re étape, celle de l’étude préalable, est cruciale pour démontrer l’intérêt général du projet. Elle consiste à évaluer le potentiel et les contraintes du site ainsi que les opportunités. Ensuite, le conseil municipal délibère et adopte un acte de création de la ZAC qui fixe les objectifs de l’opération. Un dossier complet est alors élaboré : il est constitué du programme des équipements à réaliser, du coût prévisionnel et du mode de financement envisagé.
Yves Meignen, comment est mis en place le projet de ZAC ?
La commune a fait le choix de confier la gestion de ces trois ZAC à un aménageur, en l’occurrence Alter, entreprise publique locale, qui met en œuvre les choix des élus. Tous les ans, celle-ci présente à la commune un compte rendu annuel à la collectivité (Crac) qui détaille l’avancement du projet. Il est ensuite voté en conseil municipal : ce fut le cas lors de la dernière séance.
Où en est-on financièrement sur ces trois projets de ZAC à Beaucouzé ?
Les ZAC en cours ont des profils différents : celles des Hauts du Couzé et des Echâts III sont globalement équilibrées. Il s’agit, en effet, d’opérations partant de terrains nus, où les dépenses d’équipement – réseaux et voirie – seront couvertes par les recettes issues de la vente des parcelles. Néanmoins, selon le principe même d’une ZAC, les dépenses ont lieu avant l’encaissement des recettes. L’aménageur doit donc emprunter ; les banques sollicitent alors une garantie de la commune ; ou demander des avances de trésorerie à la ville. Quant à la ZAC du Cœur de ville, elle est réalisée sur des terrains déjà urbanisés supposant des acquisitions et des démolitions. Comme toute opération en centre-ville, elle est donc structurellement déficitaire et suppose une participation de la commune pour atteindre l’équilibre.
Où en est aujourd’hui leur avancement ?
Celle des Echâts III est déjà bien avancée, puisqu’à fin 2024, elle représentait 70 % des dépenses, et celle des Hauts du Couzé est réalisée à 42 %. Quant à la ZAC du Cœur de ville qui vient seulement de commencer, elle en est à 14 % de taux d’avancement.