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Après les inondations, pourquoi ces routes de Maine-et-Loire sont-elles interdites aux 7,5 t et plus ?... |
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En Maine-et-Loire, plusieurs chaussées ont rouvert tout en restant interdites aux camions de 7,5 t et plus. © Ouest-France
Malgré la réouverture progressive du réseau routier en Maine-et-Loire, plusieurs axes restent interdits aux poids lourds. Raison de cette différence de traitement, la sécurité et la volonté de ne pas aggraver les dégâts commis par l’eau durant les inondations.
Alors le reflux des inondations, plusieurs routes ont pu rouvrir en Maine-et-Loire. Mais, certaines d’entre elles sont pour le moment interdites aux véhicules de 7,5 t et plus. Il s’agit de la RD 961 entre Chalonnes-sur-Loire et Saint-Georges-sur-Loire ; de la RD 132, sur la portion comprise entre Les Ponts-de-Cé et Saint-Jean-de-la-Croix ; la RD 74, entre Cheffes et Écuillé ; la RD 74, entre Seiches-sur-le-Loir et Montreuil-sur-Loir ; la partie Ouest du contournement de Seiches-sur-le-Loir.
Quel impact du poids lourd sur la chaussée ?
Ces mesures sont évidemment liées aux dégâts que les inondations prolongées ont pu entraîner sur la chaussée ou leur sous-couche. Par ailleurs, en raison de sa masse, un camion dégrade infiniment plus le bitume qu’un véhicule léger roulant à la même vitesse. Aucune étude incontestée n’existe sur le sujet, mais elles convergent toutes sur le fait qu’un poids lourd fatigue davantage la voirie.
Une crue de plaine, qui s’écoule lentement
Lire aussi : « Ça n’était pas prévu » : combien pourrait coûter la réfection des routes de Maine-et-Loire après les inondations ?
En Maine-et-Loire, la situation s’avérera probablement moins catastrophique que dans le Loiret en 2016. Mais le contexte est le même : celui d’une crue de plaine, née du débordement d’un ou de plusieurs cours d’eau – par opposition à une crue de ruissellement que l’on retrouve davantage en milieu accidenté. Dont la vitesse d’écoulement est faible. Ce type de crue engage des masses d’eau considérables, mais à la vitesse d’écoulement mineure.
Une méthode pour évaluer les coûts
Le Cerema en 2024, a tenté de trouver une méthode pour évaluer le coût de réparation d’une route inondée. Selon ses conclusions, il faut cumuler la hauteur de l’inondation et la vitesse de l’eau. Ce qu’il en résulte, c’est que le conseil départemental peut s’attendre à un coût de réparation moyen de 33 000 € par route, de 25 000 € pour un pont. Mais derrière cette moyenne se cacherait aussi de grand écart. La moitié des coûts serait inférieure à 12 000 €, la moitié serait supérieure à ce montant.