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À Pouancé, des écoliers se plongent dans l’univers de cet artiste... |
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Les élèves de CM2 de l’école Jules-Verne ont trouvé auprès de Léonie Clénet des clés de compréhension liées à l’univers développé par l’artiste Qiang Ma. © Ouest-France
Mardi 22 avril, à l’atelier Legault, à Pouancé (commune d’Ombrée-d’Anjou, Maine-et-Loire), les CM2 de l’école Jules-Verne ont découvert les œuvres de Qiang Ma. Le plasticien invite à regarder plus intensément le bois et à visualiser les empreintes laissées. L’atelier est ouvert jusqu’au 4 mai, et ce jour-là , l’artiste sera présent.
Mardi après-midi, les CM2 de l’école Jules-Verne ont poussé les portes de l’atelier Legault, à Pouancé (commune d’Ombrée-d’Anjou, Maine-et-Loire), où est exposée une installation de l’artiste Qiang Ma, visible jusqu’au 4 mai. Les enfants ont d’abord déambulé parmi les sculptures colorées, les petits mobiliers, ces portes étranges posées ouvertes, les animaux fabuleux et autres monstres, et les objets en forme de ballon ovale posés au sol.
« L’artiste chinois Qiang Ma, qui a créé un atelier, à Congrier en Mayenne, s’inspire de la nature, est passionné d’environnement, attaché à tout ce qui est réemploi, aime les objets détournés », leur explique Léonie Clénet, responsable de l’atelier Legault. Quant au titre de l’œuvre, Projection d’un stère, elle précise que « l’artiste chauffe son logis avec une cheminée. Il achète et récupère du bois. Il regarde intensément ce qu’il met au feu, en sélectionnant ce qui peut devenir un morceau d’œuvre insolite. »
« Comme des labyrinthes »
Puis la responsable invite les écoliers à dire ce qu’évoque pour eux cette installation. « Je vois un oiseau », dit l’un. « Et moi un pélican », ose un autre. Les monstres occupent une place de choix, les animaux fantastiques aussi. Certains ont également remarqué « comme des meubles, un fauteuil, une table basse ».
D’autres encore voient dans les portes symbole de passage, et s’interrogent sur les « traces intégrées dans la composition, comme des labyrinthes ». « Ces passages, ces empreintes, ces traces, ces traits et ces trous pourraient, comme vous le disiez, être fait par des termites, des insectes, des vers, des pics et c’est cela que veut transcrire l’artiste, leur glisse Léonie Clénet. Nous, les humains, ne sommes que de passage et vu depuis un satellite, nos villes et nos groupes ne sont que des empreintes, des traces. »
Munis d’un crayon et d’un papier, les écoliers ont ensuite choisi une œuvre à reproduire, en y associant un mot.