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« Submergés », des acteurs de la filière textile interpellent les sénateurs du Maine-et-Loire... |
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Huit associations de Maine-et-Loire interpellent les sénateurs afin qu’ils votent une loi pour une mode durable. © Ouest-France
Huit associations angevines ont adressé un courrier aux sénateurs de Maine-et-Loire pour les interpeller sur la fast fashion (mode éphémère). Ils souhaitent que les sénateurs remettent à leur agenda parlementaire ce problème de surconsommation qui submerge localement leurs activités de tri.
Les recycleries débordent de vêtements, chaussures, textile… C’est de pire en pire. Les associations ont de plus en plus de mal à trier et surtout à valoriser ce déferlement de tissus. Cela leur coûte. D’une même volonté, huit associations de Maine-et-Loire ont adressé un courrier aux sénateurs du département « pour qu’ils remettent à l’agenda parlementaire le vote d’une loi déjà votée à l’unanimité par l’Assemblée en mars 2024 » , explique Lucile Bourguignon, représentante de Fashion Revolution France à Angers. « On lance un appel pour une mode durable. »
« Nous nous sommes retrouvés avec une montagne de vêtements »
Des actions ont eu lieu dans toute la France pour interpeller les politiques, mais aussi la société, sur la nécessité de changer nos modes de consommation. « En septembre, nous nous sommes retrouvés avec une montagne de vêtements à stocker. Il n’y a pas de modèle économique pour le recyclage des textiles. Il faut remettre en question la production », a martelé Benoît Akkaoui, directeur de la ressourcerie des Biscottes qui collecte 2,6 millions de tonnes de textile par semaine. « Les dons sont en hausse de 40 % en un an mais nous n’avons pas 2 millions de clients pour les acheter », poursuit-il.