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« Fondante et croustillante, parfaite ! » : cet Angevin raconte sa victoire au Mondial de la frite... |
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William et Alexandre Laigo sont les nouveaux rois de la frite. © Louis Emeriau/Ouest-France
Deux jours après sa victoire, avec son frère, au championnat du monde de la frite, Alexandre Laigo, co-fondateur du restaurant Badem concept tartare, à Angers, raconte les coulisses de l’événement. Ce mardi 1er octobre, son établissement rouvrira ses portes, à partir de 12 h.
Ce mardi 1er octobre, à partir de 12 h, il sera possible de déguster les meilleures frites du monde. Pour cela, il faudra déjà être à Angers (Maine-et-Loire), et se trouver rue Pocquet-de-Livonnières, devant le restaurant Badem concept tartare. Ses deux fondateurs, William et Alexandre Laigo, ont en effet remporté, samedi 28 septembre à Arras (Pas-de-Calais), le championnat du monde de la frite 2024.
Ils ont été sacrés dans la catégorie reine, « la frite authentique ». Deux jours après la victoire, et à la veille de la réouverture de son établissement, Alexandre Laigo nous raconte les coulisses de son titre. Et pense déjà à la suite…
Quelle a été votre réaction lors de l’annonce des résultats ?
Ça a été un choc. On avait un petit espoir, forcément, et on voulait le faire. Mais il y avait sept gros concurrents en face de nous. Lorsqu’on a sorti la frite, on était très contents du résultat. Pour nous, elle était parfaite, comme celle que l’on sert dans notre restaurant.
À voir : Installée à Angers, sa friterie compte parmi les meilleures de France : « Une grande fierté »
Tout s’est déroulé sans accroc lors de la compétition ?
Pas vraiment… Déjà, la veille, lors du test de la friteuse, le résultat n’était pas très satisfaisant. Le jour J, on devait faire fondre notre graisse de bœuf avant de la mettre dans la friteuse, mais notre plaque à induction ne fonctionnait pas. Ça a été un peu la panique ! On pensait que la casserole n’était pas compatible, mais en fait non. L’organisation a finalement changé nos plaques. On a perdu quelques minutes, mais on a réussi à terminer dans les temps. Le gagnant de la première édition avait déjà eu un problème technique…
« On a recherché aussi la sucrosité de la pomme de terre »
Et le passage devant le jury ? Racontez-nous !
Après 1 h 15 d’épreuve, on a présenté sept barquettes de frites. On a été jugé sur la dégustation, mais pas seulement. Aussi notre argumentation, le temps de cuisson, l’assaisonnement… Je n’avais pas envie de regarder, mais je voyais que ça leur plaisait.
Comment avez-vous réussi à vous démarquer ?
Peut-être grâce au choix de notre pomme de terre. La variété Agata donne une frite très fondante et aussi croustillante sur le dessus. On a recherché également la sucrosité de la pomme de terre. Notre frite est très colorée après la deuxième cuisson. Elle est caramélisée, et ça ajoute une petite touche d’amertume.
« Une queue de 20 mètres devant l’établissement »
Ce titre de champion du monde devrait augmenter la fréquentation de votre restauration…
Le précédent gagnant avait une queue de 20 mètres devant son établissement après sa victoire. Bon, c’était un restaurateur de Lille et ils ont une culture de la frite dans le Nord. Nous, on verra déjà cette semaine, mais ça va être un gros coup de boost. Le rythme risque d’être plus soutenu, il va falloir assumer et se restructurer (11 places seulement à l’intérieur de leur restaurant). Notre business reste le tartare. Les frites sont seulement notre accompagnement.
Et si tout le monde vient pour les frites ?
Alors, on réfléchira peut-être à ouvrir une friterie ! Une certitude, on a comme projet de se développer, d’ouvrir un deuxième restaurant et de se franchiser par la suite.
Le Badem – concept tartare, rue Pocquet-de-Livonnières , Angers, ouvert 7 jours/7, 12 h – 14 h 30, 18 h 30 – 21 h 30 du lundi au samedi, de 18 h 30 à 21 h 30 les dimanches.