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Verrières-en-Anjou. Une église à sa mesure... |
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Ancienne église, côté sud ouest. La première pierre du grand autel avait été posée en 1727, mais il s’agissait sûrement déjà d’une rénovation et l’édifice serait antérieur. © CO
Avant le clocher actuel, Saint-Sylvain possédait déjà une église, à l’emplacement du relais culturel. Dès le début du XIXe siècle, elle se dégrade et les restaurations s’enchaînent.
Épisode 1
Voici une série d’articles réalisée à partir de l’ouvrage sur les deux églises de Saint-Sylvain-d’Anjou (commune déléguée de Verrières-en-Anjou), écrit par Cyprien Joncheray, ancien instituteur décédé en 2008. Lui et son épouse Marie étaient très actifs dans la commune. Il a fait partie de la commission histoire au sein de l’association Culture et loisirs.
Au début du XIXe?siècle, l’église de Saint-Sylvain, modeste et entourée de son cimetière, présente des signes de faiblesse. Ses murs se fissurent et la toiture laisse passer l’eau. En 1825, la paroisse décide de l’agrandir et de la restaurer. Les travaux, dirigés par l’architecte Richou, durent jusqu’en 1836. Deux bas-côtés sont ajoutés tandis que la charpente, jugée solide, est conservée. Le 28 octobre 1833, la première pierre du bas-côté nord est bénite. Cependant, en septembre 1834, le clocher s’effondre au cours du chantier, laissant planer le doute sur la qualité des travaux et suscitant inquiétude et critiques au sein de la population.
Vers la reconstruction complète de l’église
Malgré l’accident, les réparations sont poursuivies, mais les défauts structurels persistent. En 1851, le conseil de fabrique (organe chargé de gérer le patrimoine, le mobilier et les finances d’une paroisse) signale de nouveaux désordres et la commune accorde un secours annuel de 200 francs. Les devis augmentent et les travaux restent partiels. En 1855, le maire, Fernand Lévesque Desvarannes, propose un nouvel agrandissement, visant à augmenter le nombre de places assises louées à l’année pour générer des recettes supplémentaires. Le projet est accepté mais demeure incomplet.
En 1859, l’abbé Barnabé Mignot devient curé. Il constate que deux piliers gênent la vue sur l’autel et que les voûtes sont fragiles. L’architecte Dusouchay confirme que l’église est irrégulière et mal équilibrée. En mai 1875, Mgr Freppel, évêque d’Angers, visite la paroisse et recommande d’étudier la reconstruction complète de l’édifice. L’année suivante, trente familles souscrivent à une souscription et les plans d’une nouvelle église sont adoptés en janvier 1876.