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Une route s’effondre, bloque l’accès au village et personne ne veut payer : le conflit s’enlise dans cette commune... |
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La route de Montlambert, Ã Angrie, en Maine-et-Loire. © Archives Ouest-France
À Angrie (Maine-et-Loire), le sujet litigieux de la route de Montlambert était à l’ordre du jour du conseil municipal du jeudi 5 février 2026. Les élus devaient se prononcer sur l’engagement ou non d’une procédure judiciaire à l’encontre du (ou des) propriétaires de l’étang du Grand-Moulin.
Le litige qui oppose la commune d’Angrie (Maine-et-Loire) à M. De Kerautem n’a toujours pas trouvé de solution. Cet homme, vivant en Belgique, serait le propriétaire de l’étang du Grand-Moulin qui longe la route conduisant au village de Montlambert où vivent plus de 100 personnes.
Mais cette route s’est effondrée, interdisant l’accès au village. La commune a dû transformer un chemin pédestre en route. Chacune des parties paraît rester sur ses positions sur les raisons de cet éboulement. La commune avance le mauvais état du mur de soutènement ».
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Si elle a interrogé les services compétents en la matière pour savoir à qui incombait l’entretien de ce mur, elle ne parvient pas à trouver de réponse. Le propriétaire présumé de l’étang, qui ne veut pas débourser un centime d’euro dans cette opération, évoque le passage de véhicules lourds sur la chaussée, et affirme qu’il revient à la commune l’entretien du mur en question, et par voie de conséquence la prise en charge des travaux de réparation »,
explique le conseil municipal, jeudi 5 février. La commune a tenté une négociation à l’amiable, sans succès. Une avocate angevine a pris le dossier en main. Des expertises ont été faites.
Un dossier qui relève du tribunal judiciaire
Finalement, les élus ne prendront une décision qu’à l’issue de la dernière réunion de l’équipe actuelle, soit le 5 mars. Plusieurs élus ne souhaitent pas laisser ce dossier à la prochaine mandature. Ce dossier relevant du tribunal judiciaire pourrait bien prendre du temps avant d’être jugé. La commune envisage de se porter partie civile dans cette affaire.
Florent Robert, conseiller, ne perçoit pas bien ce que va changer le report de la décision en mars 2026. Personne n’est en mesure de répondre à nos questions à ce jour. Pourquoi plus en mars ?Â
Marie-Noëlle Richard, maire, avance que le tribunal peut s’appuyer sur un cas de jurisprudence, et craint que le cas d’Angrie en devienne un.