|
Dans cette commune du Maine-et-Loire, le dossier de la route fermée crée des tensions entre la mairie et un propriétaire... |
1
Le litige de la route de Montlambert s’enlise quelque peu. © Archives Ouest-France
Lors du dernier conseil municipal d’Angrie (Maine-et-Loire), le 4 décembre 2025, le dossier de la route de Montlambert est revenu à l’ordre du jour. Le dossier se complique, et la commune doit engager des finances
La route de Montlambert est au cœur des débats dans la commune d’Angrie (Maine-et-Loire) depuis plus d’un an. La voie qui mène au village de Montlambert s’est en effet effondrée et est depuis interdite à la circulation de tous véhicules. Une voie secondaire a été aménagée par la commune. Elle a coûté 63 000 €.
Lire aussi : La chaussée s’effondre, la route fermée depuis plus d’un an : vives tensions dans ce village d’Anjou
Cette route longe l’étang du Grand-Moulin, propriété de M. De Kerautem. Le conseil municipal du 4 décembre avait à se prononcer sur la dernière proposition du propriétaire de l’étang. Car celui-ci « ne veut pas débourser un centime d’euro » dans l’affaire, « estimant que la responsabilité incombe entièrement à la commune », a-t-il été rappelé lors du conseil municipal.
La commune est-elle responsable ?
Sauf que du côté des élus, l’analyse n’est pas du tout la même. Ils penchent sur une ou des fuites du mûr de soutènement de l’étang qui pourrait être à l’origine de l’effondrement de la chaussée.
Mais des questions se posent encore pour les élus, notamment sur le pourcentage de coresponsabilité de la commune - si tant est qu’elle soit responsable de quelque chose. Et dans ce domaine, personne ne semble en mesure de donner à ce jour une réponse…
Une situation qui agace passablement plusieurs élus à l’image de Florent Robert, conseiller « qui insiste pour que la commune aille au-devant d’un tribunal qui devra trancher ». Une démarche a déjà été entreprise dans ce sens. Le dossier a été confié à une avocate en charge de rédiger un mémoire sur le sujet. L’avocate a fait savoir que « pour compléter son dossier et plaider la cause de la commune, il lui paraît nécessaire de réaliser une étude sur le mur de soutènement. Cette étude relève de l’intérêt général du domaine public. »
Plusieurs dizaines de milliers d’euros avant même les travaux
Une étude qui aura un coût, environ 11 000 €. Viendraient s’ajouter d’autres prestations (visite préalable, avant-projet, suivi) pour un montant total, y compris l’étude, estimé à 49 470 €. Le tout sans compter les travaux en eux-mêmes de réfection de la chaussée qui ne sont pas estimés à ce jour.
Les élus se prononcent en faveur de la poursuite du dossier avec l’avocate. Le dossier devrait donc être plaidé devant un tribunal. Ces derniers coûts ont fait bondir Julien Boucherie, conseiller et secrétaire de séance. « La discussion sur ces devis n’était pas à l’ordre du jour. » Et de demander de traiter le sujet en questions diverses. Il ne sera pas entendu.