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Un nouveau conciliateur de justice est arrivé à Loire-Authion... |
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Tahar Benboudjema est le nouveau conciliateur de justice intervenant à la Maison France Services de Loire-Authion © Ouest-France.
Tahar Benboudjema est le nouveau conciliateur de justice de Loire-Authion (Maine-et-Loire). Il intervient un mercredi sur deux à la maison France services, située dans la commune déléguée d’Andard.
En retraite depuis 2019, Tahar Benboudjema a eu un parcours professionnel lui permettant d’acquérir une bonne expérience dans la gestion des relations humaines.
Passé par une formation juridique, il est devenu directeur des ressources humaines dans une institution parapublique nantaise. « J’avais l’habitude de négocier à différents niveaux. Je me suis ensuite investi dans le milieu associatif auprès de jeunes préparant des entretiens d’embauche », détaille le retraité.
Auxiliaire de justice, bénévole et assermenté, il exerce à Loire-Authion depuis le mois de novembre 2024. Après avoir prêté serment en mai 2022, il est conciliateur de justice auprès de la Cour d’appel d’Angers et a d’abord exercé à Bécon-les-Granits et au Louroux-Béconnais.
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« Ma première impression en arrivant ici est de constater des typologies sociales un peu différentes de ce que j’ai connu auparavant, avec davantage de litiges entre voisins. Je traite en moyenne 60 dossiers par an, peut-être un peu plus à Loire-Authion, j’en ai enregistré vingt depuis mon arrivée. »
Son rôle consiste à trouver des solutions amiables entre deux parties pour régler leurs différends, résoudre par le dialogue plutôt que devant les tribunaux. Et surtout comprendre la vraie cause du litige en aidant à la reformuler.
Litiges inférieurs à 5 000 €
La conciliation est d’ailleurs obligatoire pour les litiges inférieurs à 5 000 € comme des troubles de voisinage, des problèmes de consommation ou encore des baux d’habitation.
Pour réaliser une conciliation, Tahar Benboudjema respecte quatre principes. L’impartialité, « les gens viennent nous demander conseil, je dois rester impartial, j’écoute et j’essaie de rapprocher les points de vue des parties pour aboutir à un accord ». Le contradictoire, « une partie me donne sa version, puis je dois en faire part à l’autre partie. Je les reçois séparément et ensuite ensemble ». La confidentialité, « on est auxiliaire de justice et on travaille sous la vigilance du tribunal ». Sans oublier l’équité.
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Le conciliateur est aussi en mesure d’expliquer aux personnes qu’il reçoit, les effets des constats qu’il est amené à établir à l’issue de ses démarches. Comme un constat de carence, d’échec ou d’accord, et de leur incidence devant un tribunal, notamment en cas d’accord, l’homologation devant le tribunal le rend exécutoire, comme un jugement.
Un mercredi sur deux (semaine impaire), permanences du conciliateur de justice, France services mairie déléguée d’Andard, de 9 h à 12 h, sur rendez-vous. Contact : 02 52 21 10 10.