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Trois sculpteures et un peintre en majesté à Pignerolle cette semaine... |
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Le quatuor d’artistes Pico, Eva Czaplicki, Serge Krewiss et Claire Crétu, réunis jusqu’au dimanche 25 mai 2025 à l’espace artistique de l’Anjou à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire). © Ouest-France
Techniciens doués, artistes passionnés, unis par le goût du travail et la recherche de l’expression, Pico, Eva Czaplicki, Claire Crétu et Serge Krewiss exposent leurs univers jusqu’à dimanche à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire).
Quatre artistes professionnels multiprimés, Eva Czaplicki, Pico et Claire Crétu, sculpteures, et Serge Krewiss, peintre, exposent cette semaine à l’espace artistique de l’Anjou à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire).
D’abord flûtiste de concert, Pico devient peintre en 2004, jusqu’à ce qu’elle découvre le travail de la terre. Une révélation. Après six ans de formation, elle se lance. Son sujet de prédilection est l’humain. « J’aime exprimer les émotions, tout ce qu’on peut dire avec un visage, un corps », dit-elle. L’attente, Désenchanté, Solitude, sont parmi les pièces exposées, de même que les beaux visages expressifs de Sarah, Nathanaël ou du Vieil homme.
« Je suis fascinée par les animaux »
Tout aussi expressifs sont les animaux créés par Claire Crétu. « Faire un lièvre pour faire un lièvre ne m’intéresse pas », lâche-t-elle. Dans son arche, figurent pêle-mêle Archibald le loup, Scarlett la poule, Mirabelle la cane, Escampette le lièvre, un gorille imposant et une lionne placide.
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C’est en 2011 qu’elle décide de faire de sa passion son métier et de devenir peintre animalier. « Je suis fascinée par les animaux, développe-t-elle, j’ai besoin de leur anatomie, de leur physiologie. Je pars d’un scénario, nourri par beaucoup de documentation et d’observation pour l’alimenter. » Le résultat est saisissant d’authenticité.
Pour Eva Czaplicki, le défi est de « trouver l’équilibre entre la tension et la grâce, l’élégance, la légèreté ». Ses sujets sont principalement des humains en mouvement, le plus souvent en extension ; elle peut aussi bien être inspirée par les mains d’une pianiste ou le pied d’un danseur. Les contraintes techniques sont immenses, de la création du modèle en argile à la sculpture finale en bronze ou en résine. Pas de quoi décourager celle qui a « besoin de créer. C’est un tout, un principe, un don qui devient un métier », dit-elle. Elle présente également quelques miniatures simples, joyeuses, pour « faire sourire les gens ».
« Je m’ennuyais à peindre une carafe »
Quant à Serge Krewiss, il parvient à donner de l’humanité aux bouteilles en plastique qu’il peint depuis 10 ans ! « Je travaillais sur la transparence, raconte-t-il. Je m’ennuyais à peindre une carafe. Il y avait une bouteille d’eau à côté qui demandait un travail sur le dessin, la lumière et la transparence. » Une triple exigence qui attire le peintre, « pas du tout autodidacte », qui a fait des études supérieures d’Arts plastiques et d’histoire de l’art à la Sorbonne. Il met en scène les bouteilles, les triture, les imbrique avant de les peindre, à l’huile, sur le motif. Cela donne des toiles intitulées Banc public, Tango, Dans l’herbe, mais aussi La liberté guidant le peuple ou Le radeau de la méduse. « Une vraie peinture académique, historique, et contemporaine ! », résume-t-il.
Jusqu’à dimanche 25 mai 2025, Espace artistique de l’Anjou, à côté du château de Pignerolle à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire). Tous les jours, de 10 h 30 à 13 h et de 14 h 30 à 19 h.