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Trélazé. Le travail du schiste, un savoir-faire... |
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Yves Tanguy, Alain Roger, Jean-Christophe Boisteault et Daniel Lecomte se sont attaqués aux blocs de schiste.
Pour permettre au Musée de l’ardoise de proposer des démonstrations, d’anciens ardoisiers ont extrait 16 tonnes de schiste avant de le travailler.
Les bénévoles du Musée de l’ardoise ont besoin de pierre de schistes pour les démonstrations de fente et la boutique attenante qui propose bijoux et objets. Nous sommes allés chercher 16 tonnes de la précieuse pierre. Elle est enfouie dans un endroit tenu secret. Les réserves me survivront
commente Alain Roger, président.
Trois anciens ardoisiers se sont attaqués, en les travaillant de manière traditionnelle, aux blocs de schiste : La première étape,
explique Joël Tanguy, c’est l’alignage : il s’agit de morceler un bloc de schiste ardoisier à l’aide du pic moyen, de gros boucs permettant l’alignage et le quernage, et de gros maillets.
Transmettre les compétences aux plus jeunes
Vient ensuite le débitage ou boucage,
complète Daniel Lecomte,qui se trouve être la seconde étape du morcellement du bloc de schiste à l’aide de boucs et de barre à biseau.
Apparait alors le résultat : une biquette, c’est-à-dire un morceau inexploitable,
reprend Jean-Christophe, qui a besoin de pierre pour en faire des répartons. Le bloc de schiste ardoisier est divisé suivant des dimensions maniables pour le fendeur et adapté afin d’obtenir les fendis à l’épaisseur d’une ardoise,
mentionne le président. Les anciens mineurs bénévoles du musée détiennent le savoir-faire.
La transmission a été faite à Jean Christophe,
insiste Alain Roger, mais elle risque fort de se perdre. Si des plus jeunes désirent apprendre et perpétuer la tradition, ils sont les bienvenus auprès des plus anciens, toujours prêts à offrir leurs compétences.
Musée de l’ardoise : 02 41 69 04 71.