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La Baule mise sur les stars de tennis Jo-Wilfried Tsonga et Édouard Roger-Vasselin pour raviver la flamme du club local... |
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Le 5 juin 2024, Jo-Wilfried Tsonga inaugurait un court à son nom sur le site du Sporting à La Baule. Début 2026, sa société a été choisie pour reprendre la gestion de La Baule tennis-club. © ouest-france
Dans le cadre de son appel à manifestation d’intérêt lancée fin septembre 2025, la ville de La Baule a choisi de confier les clés des sites du Sporting et du Garden Alice-Milliat à la société All in group. L’entreprise a été créée par l’ancien numéro un français Jo-Wilfried Tsonga. Cette dernière a nommé Édouard Roger-Vasselin, ancien joueur de tennis et enfant de La Baule, comme directeur du club.
C’est la fin d’un long feuilleton. Un long tunnel
comme l’a qualifié le maire Franck Louvrier. Après des années de crise interne, La Baule tennis-club (LBTC) ouvre un nouveau chapitre de son histoire centenaire avec à sa tête une nouvelle gouvernance.
All in group retenu parmi 15 candidatures
La municipalité, propriétaire du club municipal, a choisi de confier les clés des sites du Sporting et du Garden Alice-Milliat à la société All in group. L’entreprise, créée par Jo-Wilfried Tsonga, l’un des meilleurs joueurs de tennis français de l’histoire, a remporté l’appel à manifestation d’intérêt (Ami) lancé par la collectivité fin septembre 2025. 120 dossiers avaient été retirés, quinze ont été déposés et cinq candidats ont été retenus. Le choix d’All in group a été officialisé lors du 68e et dernier conseil municipal de cette mandature, ce vendredi 13 février. L’ensemble du conseil a voté pour.
Fondée en 2022, cette société est devenue un acteur référent dans les sports de raquette, compétente à la fois sur la gestion d’infrastructures sportives et sur la formation tennistique. Pour Jean-Philippe Dupuis, adjoint en charge des finances et des ressources humaines, cette candidature répond aux objectifs de gouvernance et de gestion opérationnelle de proximité visant la qualité sportive, avec une ambition d’excellence et de transmission ».
La fin de 100 ans de gestion associative
La ville de La Baule a donc fait le choix d’une société privée plutôt qu’une gestion associative pour reprendre les rênes des vingt-huit courts, ses pistes de padel et ses terrains de squash. Une vraie rupture. Plusieurs élus dont le maire estimaient qu’un tel club, l’un des plus importants au niveau national en nombre de terrains, devait être géré par des gens qui connaissent le milieu.
Franck Louvrier l’a réaffirmé, lors du conseil, en répondant à une prise de parole de l’élue d’opposition de gauche Anne Boyé, qui regrette qu’une gestion associative n’ait pas perduré et qui s’est interrogée sur l’opportunité de gérer le club en régie municipale. Quand vous voyez les prestations qui sont données en matière tennistique dans des villes équivalentes à la nôtre, elles sont, en grande partie, faites par des sociétés privées. Par des entreprises et des professionnels qui connaissent parfaitement bien le marché. Qui plus est quand il s’agit de professionnels locaux.
Un Baulois directeur
Le maire fait allusion à Édouard Roger-Vasselin, vainqueur de Roland-Garros en double, qui a grandi à La Baule. L’ancien 35e joueur mondial sera le futur directeur de la société qui va gérer les sites du Sporting et du Garden. Structure qui sera rattachée à la maison mère codirigée par Jo-Wilfried Tsonga.
Si l’ancien numéro un français et ex 5e joueur mondial est originaire de la Sarthe, ses liens avec La Baule sont de plus en plus étroits. Le 5 juin 2024, il a porté la flamme olympique à travers les rues de la station balnéaire. Le même jour, l’homme aux 18 titres en simple a inauguré un court à son nom au Sporting. Aux deux hommes et à leur équipe de raviver la flamme d’un club qui fêtera ses 100 ans.