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Tiphaine, la nouvelle perruquière qui prend soin des cheveux de celles qui n’en ont plus... |
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Angers, rue Baudrière, le 29 octobre 2024. Tiphaine Arenou propose un accompagnement personnalisé aux femmes en chimiothérapie. © CO - Laurent COMBET
Tiphaine Arenou vient d’ouvrir son institut capillaire rue Baudrière à Angers. Anagène accompagne en particulier les femmes en chimiothérapie.
Sa salle d’attente, joliment relookée, a la taille de la caravane itinérante où elle a lancé sa carrière de perruquière il y a quatre ans, d’abord dans la campagne rennaise puis autour d’Angers. Elle avait d’ailleurs reçu le prix de la Création d’entreprise de la ville de Rennes et le prix Santé – Entrepreneur d’Harmonie Mutuelle pour Chemins croisés, son activité.
Perruquière, elle en rêvait depuis l’âge de 13 ans après avoir vu un documentaire d’Arte sur les perruquières du Lido. Encouragée par ses parents quand ils ont compris que leur fille ne changerait pas d’avis, Tiphaine Arenou est allée au bout de son rêve via l’école de Rouen où elle a décroché un bac pro perruquière. Elle avait déjà un CAP et un BP coiffure en poche.  Je ne suis pas coiffeuse et les clients ne viennent pas chez moi pour se faire coiffer, mais la perruquière a besoin de connaître les bases de la coupe et de la colorimétrie pour exercerÂ
, confie la jeune maman d’un petit Basile.
Entre 350 et 700 € la perruque synthétique
À 32 ans, après une petite pause, la jeune femme originaire de Vendée est désormais à la tête d’un vaste institut capillaire qu’elle a baptisé Anagène, la phase durant laquelle le cheveu pousse. Au 28 rue Baudrière à Angers, elle a pris la succession de Capill’Hair, un institut créé en 1991. Elle n’y travaille évidemment pas avec les danseuses du Lido mais avec de nombreuses femmes en chimiothérapie. Elle avait eu le déclic pour cet accompagnement très particulier lors d’un stage dans un institut capillaire de Paris qui travaillait beaucoup en milieu médical. Mais aussi parce que sa tante aimée était touchée par le cancer et les effets secondaires des soins.  La perte de cheveux peut avoir un impact considérable sur l’estime de soi et le bien-être global. C’est pourquoi on met tout en Å“uvre pour proposer des solutions personnalisées afin d’aider les femmes à retrouver confiance et sérénitéÂ
, confie Tiphaine Arenou.
Elle accompagne également les hommes et les femmes souffrant de pelade et de calvitie. Des hommes jeunes notamment où au passage à la retraite. La perruquière travaille à la fois le synthétique qu’elle conseille pour les personnes en chimio parce que c’est remboursé par la Sécurité sociale (entre 350 et 700 € la perruque) et facile d’entretien et le cheveu naturel pour des perruques et les prothèses « longue durée »
. Elle répare les prothèses avec des cheveux issus de dons.