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Theodora à Nantes : la Boss Lady est leur modèle pas modèle... |
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Ce mardi 17 mars, la chanteuse était au Zénith de Nantes devant près de 9 000 personnes. © Franck Dubray / Ouest France
Sa tournée de printemps a débuté à Bordeaux, lundi 16 mars. Ce mardi 17 mars, la chanteuse était au Zénith de Nantes devant près de 9 000 personnes. Et comme une date ne suffisait pas, remplie en un clin d’œil, elle y sera encore ce mercredi devant autant de spectateurs.
Sur le chemin du Zénith, on a croisé des fourrures, des dentelles, des moon boots, des robes à paillettes, des mini jupes rose… empruntés au look extravagant de Théodora, la chanteuse aux quatre victoires surnommée la Boss lady. C’est le code Boss lady », explique Iman et Juliette, 22 ans, l’âge de Theodora, en fourrure et léopard, venues de Normandie à Nantes pour la deuxième date de la tournée de printemps de leur idole. « Elle s’habille comme elle veut, elle se fiche du regard des autres. Elle s’assume pleinement, elle nous sort de notre zone de confort, on adore
. On a envie d’être des boss lady aussi, s’exclament Juliette, Fleur et Clémentine, trois étudiantes en communication. Elle donne un pouvoir et une énorme envie aux femmes de prendre leur place. Boss lady, c’est même devenu une expression.
Vrai, le 8 mars dans un défilé à l’occasion de la journée de la femme à Angers, on a vu cette pancarte : Boss lady se révolte.
En peu de temps, outre être devenue une artiste incontournable et adulée, la Franco-Congolaise est devenue une figure d’émancipation féminine et culturelle. Elle est à la confluence de plein de références et de cultures où chacune peut se reconnaître, se découvrir et découvrir l’autre aussi, explique Andréa, 28 ans. Elle te dit : “Soit qui tu es.” C’est dingue de pouvoir mettre autant de légèreté et de profondeur.
« BBL tower »
Puis Theodora est entrée en scène, une reine perchée au balcon d’une « BBL tower », une tour aux initiales de son surnom qui, au fil des titres, par un jeu de lumières ou de néon, est devenue tantôt strip-club, tantôt balcon de Juliette… Bref, avec six danseurs et surtout une énergie incroyable, du show et un public qui connaît tout tout tout et lui fait écho. Alors on ne vous dit pas son tube, le Kogolese sous BBL
et son fameux déhanché !
Et au milieu du public de très jeunes, du 16-25 ans, il y avait cette pancarte « Boss Lady pour la gauche unie ». Incongru ? Non, le 14 mars dernier, l’artiste s’est invitée dans la campagne municipale en appelant sur instagram à voter pour la vraie gauche »,
citant explicitement Lutte ouvrière, le Nouveau Parti anticapitaliste et La France insoumise. BBL, libre jusqu’au bout des ongles et avec une initiale de plus à celle de BB, une autre image de la femme !