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Tensions aux urgences du CHU d’Angers et mobilisation syndicale : les réponses de la direction... |
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La mobilisation continue au service des urgences du CHU d’Angers. © DR
Depuis le 5 janvier 2026, le CHU d’Angers est au premier niveau du plan « hôpital en tension ». Les mesures prises sont jugées insuffisantes par les organisations syndicales. La direction répond.
Ce jeudi 22 janvier marquait le troisième jour de mobilisation pour les personnels des urgences du CHU d’Angers (Maine-et-Loire), soutenus par les syndicats FO et CGT de l’établissement. En cause : la surcharge des urgences, pour de multiples causes, dont une forte poussée de la grippe. Mais pour les syndicats, la situation actuelle n’est pas acceptable
. D’où une liste de revendications adressées à la direction.
Celle-ci a répondu, par voie de communiqué, notant que l’activité aux urgences adultes reste encore forte
et que les besoins d’hospitalisation post-urgences, notamment en psychiatrie sont toujours importants
.
Dix lits supplémentaires, est-ce suffisant ?
D’où une série d’annonces. À partir de ce vendredi 23 janvier 2026, va ouvrir une unité de tension hospitalière pour une durée limitée, le temps de passer l’épidémie de grippe
, avec dix lits supplémentaires. Pour a CGT, il faut 50 lits quotidiennement pour faire face à l’afflux classique des patients
.
La direction souhaite aussi renforcer la solidarité territoriale
au niveau du Maine-et-Loire et avance que la mise en place du programme Convergences (qui prévoit la modernisation des services d’urgences et de soins critiques à l’horizon 2029) sera l’une des réponses
.
FO a rappelé que les soignants n’acceptaient plus de prendre en charge les patients dans les urgences dans de telles conditions
. Les personnels des urgences ont voté à l’unanimité la poursuite de la grève.