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Tensions autour d’un parc éolien en Maine-et-Loire : 11 ans après, bientôt l’épilogue du feuilleton... |
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Le tribunal administratif de Nantes (Loire-Atlantique) examinait, ce jeudi 3 avril 2025, l’ultime « régularisation » de l’autorisation – délivrée en juin 2018 – d’exploitation du parc éolien d’Angrie (photo d’illustration). © Hans Lucas via AFP
Le tribunal administratif de Nantes (Loire-Atlantique) examinait, ce jeudi 3 avril 2025, la régularisation de l’autorisation exigée… après la mise en service du parc éolien à Angrie, près de Segré (Maine-et-Loire).
C’est, sauf coup de théâtre, l’épilogue d’un feuilleton de onze ans (le permis de construire remonte à 2014) qui restera dans les annales du contentieux éolien.
Le tribunal administratif de Nantes (Loire-Atlantique) examinait, ce jeudi 3 avril 2025, l’ultime « régularisation » de l’autorisation – délivrée en juin 2018 – d’exploitation du parc éolien d’Angrie (Maine-et-Loire) demandée le 20 juillet 2023 dans un jugement de « sursis à statuer ».
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L’affaire a souvent plongé les habitants de cette commune d’un millier d’âmes au sud-ouest de Segré (Maine-et-Loire) dans l’incompréhension. La correction de copie exigée intervenait ainsi, alors que les cinq éoliennes sont déjà en service depuis de longs mois.
Jugement mis en délibéré
Le dernier épisode à l’affiche du tribunal portait sur la vérification des trois formalités imposées à la filiale du groupe allemand Wind Team GMBH, dans un délai de dix mois. La première visait les « capacités financières et techniques » à assumer la construction, l’exploitation et le démantèlement en fin de vie, d’un parc chiffré à près de 20 millions d’euros. Mission remplie, a estimé la rapporteure publique à l’audience.
La maison mère a présenté une lettre d’engagement, une caution bancaire et son bilan des années 2008 à 2017. Des éléments jugés crédibles par la rapporteure publique. Et « présentés au public » lors d’une enquête publique complémentaire menée du 30 avril au 18 mai 2024.
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Il s’agissait, ensuite, de détailler l’impact environnemental de la solution technique adoptée après la découverte d’une nappe d’eau souterraine à proximité´ de l’éolienne E3. Le choix d’un « rideau de palplanches étanche » avait permis d’éviter le « rabattement » (pompage) de la nappe. Une méthode validée par les services préfectoraux.
La dernière exigence était formelle : l’avis initial de la Dreal (direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) manquant d’impartialité, a été remplacé par un nouveau, rendu, cette fois régulièrement, par la mission régionale de l’autorité environnementale.
En conséquence, la rapporteure publique préconise le rejet du recours de l’association Vent des moissons d’Angrie (Maine-et-Loire). Le jugement, mis en délibéré, est attendu dans un mois.