|
Sécurité routière à Angers. Comment rendre moins vulnérables et mieux le protéger les piétons ?... |
1
Une cycliste emprunte le trottoir pour circuler avec son vélo elle y croise une piétonne. Illustration réalisée place de la résistance à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) le 16 novembre 2016 © Archives Ouest-France
On le sait, un piéton ne possède pas de carrosserie pour se protéger. Il devient donc plus « vulnérable » et plus exposé aux risques en cas de collision. Comment mieux les protéger ? Éléments de réponse avec Julien Bonal, coordinateur sécurité routière et adjoint au chef de service sécurité routière et gestion de crise de la préfecture de Maine-et-Loire.
On s’en soucie peu mais les piétons représentent une part importante des accidentés et sont particulièrement vulnérables car ils ne possèdent pas, contrairement aux conducteurs, une carrosserie qui les protègent. On entend par piéton : les marcheurs, les rollers, mais aussi les personnes handicapées en fauteuil, ou encore les personnes tenant leur vélo. Sans équipement de protection, sans clignotant ou casque, ils ne peuvent indiquer leur intention. Alors comment mieux les protéger ? Entretien avec Julien Bonal, coordinateur sécurité routière et adjoint au chef de service sécurité routière et gestion de crise de la préfecture de Maine-et-Loire.
Quelle est la part des piétons dans les accidents recensés dans le département ?
Sur la période 2017-2021, 437 accidents sur 3 617 ont impliqué un piéton ou une trottinette sans moteur en Maine-et-Loire. Ces accidents ont fait 18 tués, 463 blessés, dont 440 blessés piétons ou conducteurs de trottinettes (les 23 autres sont cyclistes, des conducteurs, etc.). La part des tués piétons est de 11 % en Maine-et-Loire contre 14,5 % en France.
Comment mieux assurer leur protection ?
Cela passe par une meilleure sensibilisation du piéton à sa propre sécurité : sa vigilance, le respect du Code de la route et l’amélioration de sa visibilité. Le montant de l’amende pour les piétons qui traversent en dehors et à moins de 50 m d’un passage piéton, actuellement de 4 €, n’est pas un outil de dissuasion.
Faut-il améliorer les conditions de traversée des piétons ?
De nombreuses personnes à pied manquent de vigilance et/ou ne respectent les bases du Code de la route. Ils manipulent leur téléphone ou écoutent de la musique quand ils traversent. Il est important de responsabiliser les piétons, pour qu’ils ne prennent pas de risques et qu’ils respectent les feux de signalisation lors des traversées de chaussées. Il faut savoir se rendre visible de jour comme de nuit, s’assurer d’avoir été vu, communiquer avec les autres usagers. Un échange de regard peut suffire à se comprendre.
Faut-il plus intégrer les notions de protection du piéton dans l’examen du Code de la route ?
Ces notions sont déjà présentes dans l’examen du Code de la route. Les candidats au permis de conduire sont fortement sensibilisés au partage de la route lors de leur formation. A contrario, le piéton n’a pas besoin de passer l’examen pour circuler à pied, d’où l’importance des actions de sensibilisation du public conduite la sécurité routière.