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Saint-Barthélemy-d'Anjou. « Je dessine à main levée »... |
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Florent Verger devant quelques-unes de ses Å“uvres exposées à Pignerolle. © CO
Jusqu’au dimanche 11 mai, le dessinateur Florent Verger expose ses dessins en noir et blanc à l’Espace artistique de l’Anjou.
Entretien
Florent Verger est tombé dans le dessin tout petit. Il a fini par en faire son métier. L’artiste dévoile une partie de ses œuvres à l’Espace artistique de l’Anjou, dans le parc de Pignerolle, jusqu’au 11 mai.
Comment devient-on dessinateur ?
Florent Verger : « A l’âge de 5 ans, j’ai commencé à reproduire les personnages des jeux vidéo de mon grand frère. Je n’ai pas eu besoin d’apprendre le dessin, pour moi, c’était inné. Je tiens cela de mon grand-père qui dessinait dans un camp de travail pendant la Seconde Guerre mondiale. À 7 ans, j’ai continué à dessiner en m’orientant alors vers des paysages. Puis vers 15 ans, j’ai ébauché des formes plus abstraites, sur format A4, au stylo-bille. Actuellement, j’utilise le feutre noir sur des grammages plus épais. »
Aviez-vous envisagé d’en faire votre métier ?
« Au départ, je me suis orienté vers le métier de paysagiste, qui est aussi quelque part, un métier artistique et que j’ai exercé pendant plusieurs années. Mais ce métier n’a pas répondu à mes attentes et c’est tout naturellement que je me suis tourné vers le dessin. Depuis quelques années, j’exerce mon art à temps complet. Plusieurs jours, voire semaines, sont nécessaires pour créer une œuvre et cette exposition à Pignerolles me permet de présenter 85 d’entre elles. »
Où puisez-vous votre inspiration ?
« Je n’ai pas de source particulière. Je dessine à main levée une forme puis une autre qui, au départ, n’ont aucun lien entre elles, même si au final, elles semblent se relier. Je veux que le spectateur laisse libre cours à son imagination, sans aucune influence préalable. Comme l’a si bien dit Marcel Duchamp « C’est le regardeur qui fait l’œuvre ». Toujours dans cet esprit, d’interprétations plurielles, j’ai opté pour le noir et blanc et ne donne aucun titre à mes dessins, afin que le visiteur puisse se les « approprier » librement. Malgré les lignes géométriques, qui font quelquefois penser à un mandala, je n’utilise aucun instrument, genre règle, compas, équerre, etc. Seule mon imagination guide ma main ».
L’exposition est visible à l’Espace artistique de l’Anjou tous les jours de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h jusqu’au dimanche 11 mai.