|
Saint-Barthélemy-d'Anjou. « C’est tout d’abord un polar »... |
1
Christian Hamel, l’auteur de « Fatalité » à son domicile de Saint-Barthélemy-d’Anjou. © CO
3Â Questions Ã
Christian Hamel est né en 1949 dans un village de Normandie, il vit aujourd’hui à Saint-Barthélemy-d’Anjou. « Fatalité » est son premier roman publié.
Avez-vous toujours été écrivain ?
Christian Hamel : « Pas du tout, j’ai fait ma carrière dans l’industrie électrique chez Schneider et au cours de cette carrière, j’ai été amené à travailler tout d’abord en Inde où j’ai participé à la création d’une usine, à l’époque ou Indira Gandhi venait d’être assassinée, puis j’ai travaillé en Indonésie et en Chine. À ma retraite, je me suis installé avec mon épouse en région parisienne puis nous avons choisi de venir habiter en Anjou, région qui nous plaisait beaucoup. Pendant le Covid, j’ai commencé à écrire des nouvelles, ainsi que cinq autres romans qui n’ont jamais été publiés. C’est ma femme qui a beaucoup insisté pour que je publie « Fatalité ». »
Quel est le thème de ce roman ?
« C’est tout d’abord un polar. Mais j’ai surtout voulu montrer que l’Inde est en plein développement, que la culture indienne évolue, malgré des traditions bien ancrées et que la femme indienne est de plus en plus visible, plus seulement au sein de la famille, mais dans la société politique et économique. Avec les deux enquêteurs du roman, je prouve aussi que des personnes de bonne volonté peuvent travailler ensemble tout en obéissant à des règles de vie différentes. Ce livre met en exergue également un constat que j’ai pu faire, car je retourne en Inde régulièrement, c’est que la classe moyenne s’élève petit à petit, en cherchant à épouser la vision de la classe supérieure tout en continuant d’accorder un regard bienveillant sur la classe inférieure. »
Avez-vous un projet d’écriture en cours ?
« J’ai une résidence secondaire dans un petit village des Deux-Sèvres qui possède une église du XIIe siècle en très mauvais état. J’ai fait des recherches historiques sur cette église qui vont servir de matière pour l’élaboration d’un prochain roman qui s’intitulera « Si mon village m’était conté ». J’offrirai l’argent de la vente pour la restauration de cette église, qui est envisagée. »
Édition Les trois colonnes. Prix : 14,50 €. Infos : www.lestroiscolonnes.com/auteur/hamel-christian/fatalite