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Réussir ses photos, c’est possible grâce à Alain dans cette commune près d’Angers... |
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Alain Birocheau, fondateur et animateur du club photo, montre le logiciel Gimp, gratuit et très puissant, qu’il fait utiliser aux adhérents du club pour faire des retouches. © Ouest-France
Depuis qu’il a créé le club photo de l’amicale laïque en 1980, à Saint-Barthélemy-d’Anjou, près d’Angers (Maine-et-Loire) Alain Birocheau surfe sur les évolutions techniques pour accompagner au mieux les adhérents.
Alain Birocheau a créé le club photo de l’amicale laïque à Saint-Barthélemy-d’Anjou, près d’Angers (Maine-et-Loire) en 1980. S’il reste avant tout attaché à l’argentique. Pour lui, que ce soit en argentique ou en numérique, le défi du photographe reste le même : « Rendre exactement l’image que j’ai vue. » Ce qui est loin d’être simple et le motive pour continuer à rester animateur, quarante-cinq ans plus tard, à l’amicale.
À 14 ans, il reçoit un appareil photo en cadeau. « J’ai appris la photo seul chez moi, avec un agrandisseur bricolé et un guide de poche Marabout. J’ai appris en apprenant aux autres.  Je devais faire beaucoup d’essais pour savoir ce que j’enseignais », raconte-t-il. À Fontenay-le-Comte (Vendée) où il vivait, il avait déjà , jeune lycéen, créé un club photo à l’amicale laïque.
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« Avec l’argentique, il fallait beaucoup de matériel, des produits, des agrandisseurs, une chambre noire. Les gens restaient au club jusqu’à cinq ans », se remémore-t-il. Maintenant, évidemment, le tableau est différent. « Avec le numérique, les gens restent un ou deux ans et croient tout savoir, alors que trois  ans minimum sont nécessaires », estime-t-il.
Venir avec ses photos à retoucher
Un simple constat : les techniques changent, les comportements aussi. Alain Birocheau a toujours su s’adapter aux changements. Du noir et blanc du début, le club passe à la couleur. Il amorce le virage du numérique en 2005, s’équipe de sept postes performants. « Notre logiciel était plus faible que celui qu’on a maintenant, Gimp, qui est gratuit et très puissant », informe l’animateur.
Trois cours de niveaux différents, limités à sept personnes, sont proposés : initiation, approfondissement « pour apprendre à faire des retouches de cadrages, de couleurs, à la manière des peintres », et un troisième, Gimp +, pour aller encore plus loin.
Alain Birocheau anime le cours débutants, où il commence par « les bases de l’apprentissage de l’appareil parce que les gens prennent les photos en automatique. » Sera ensuite abordé le travail sur le diaphragme, la vitesse, la sensibilité, etc. À chaque fois, le cours est donné, afin de pouvoir le retravailler chez soi.
Le club organise aussi des ateliers libres, une fois par mois, où les gens viennent avec leurs photos à retoucher, qu’ils peuvent tirer sur une imprimante spéciale. Le club propose aussi des sorties et, une fois par an, une séance de prises de vue en studio pour faire des portraits en couleur.
Et « Si quelqu’un veut apprendre l’argentique, je suis prêt à lui apprendre », annonce le photographe.
Club photo de l’amicale laïque, informations : au 02 41 93 37 38 et sur le site http://alsbarth.fr