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Qui est cette Angevine qui va représenter la France au Meilleur sommelier du monde, en 2026 ?... |
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Pascaline Lepeltier travaille depuis seize ans à New York (États-Unis) dans des restaurants. © Cedric Angeles
Pascaline Lepeltier va représenter la France au concours du Meilleur sommelier du monde, en 2026. Originaire d’Angers (Maine-et-Loire), elle a toujours aimé réfléchir, même dans sa première vie d’apprentie philosophe, autour du vin et de la restauration.
Quand elle devient sommelière, Pascaline Lepeltier découvre vite l’univers des compétitions. En 2005, « dès que je suis rentrée à la chambre des commerces, ils m’ont proposé de participer au concours du Meilleur élève en vins de Loire. Et depuis, les concours ont rythmé ma carrière. » En 2018, elle devient la première femme à décrocher le titre de Meilleure ouvrière de France dans la catégorie sommellerie, puis Meilleure sommelière de France. Avant de se qualifier une première fois, en 2023, pour représenter la France au Meilleur sommelier du monde. En octobre 2026, c’est à Lisbonne que l’Angevine va tenter une deuxième fois d’accéder à ce titre.
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Toujours de « très jolis produits sur la table »
Pourtant, en grandissant, « mes parents n’étaient pas intéressés par le vin », note-t-elle. Mais le goût des bonnes choses ne l’a jamais quitté. « J’ai la chance d’avoir une famille qui a toujours mis de très jolis produits sur la table », sourit-elle.
Elle passe son enfance à Angers – « mes parents sont toujours au lac de Maine », et se dirige après le baccalauréat vers des études de philosophie. « Je m’orientais vers un doctorat, une agrégation et des raisons personnelles ont fait que j’ai eu un besoin de m’éloigner de la réflexion intellectuelle. J’ai trouvé un petit boulot en cave. »
Elle découvre le monde du vin et commence à enchaîner les jobs d’été chez des traiteurs.
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20Â ans de sommellerie dont 16 Ã New York
C’est décidé, elle se réoriente. « J’ai réussi à intégrer l’Imis-Esthua (master métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation en hôtellerie-restauration) d’Angers. » et elle se rend compte qu’elle veut faire de la pratique. « Pas juste la pratique, mais la pratique du vin, reprend-elle, les métiers de la restauration. On est dans un milieu assez fascinant en termes d’interactions du vivant – on répond à des besoins humains nécessaires – mais dans des endroits captivants sur les plans anthropologiques, ethnologiques, sociologiques et aussi philosophiques. La satisfaction que j’avais au niveau philosophique de pouvoir prendre du temps et réfléchir, je peux le faire  par le prisme du vin dans un restaurant. »
Elle s’intéresse également beaucoup à la relation des vignerons à leur environnement. Et entend « saisir les enjeux de société que cela implique. C’est une vraie passion, cela fait 20 ans que je suis sommelière. » Et 16 ans qu’elle est installée à New York et vit sa vie entre la France et les États-Unis.
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Face à cette carrière marquée par nombre de reconnaissances, la quadragénaire aborde le concours du Meilleur sommelier du monde avec « humilité » et entourée d’une équipe « de gens fantastiques », pointe-t-elle simplement. « Je suis vraiment soutenue par l’intégralité de la sommellerie française, dont les membres de l’Équipe de France créée par l’UDSF (Union de la sommellerie française) », se réjouit-elle.
Si la perspective de cette nouvelle compétition la réjouit, « il me reste encore un an de préparation » et Pascaline Lepeltier compte bien continuer à s’entraîner jusqu’à la dernière minute.