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Pourquoi vous ne visiterez pas ce château aux Journées du patrimoine... |
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La Bouverie en cours de démantèlement © HCLM
Il y a près de 50 ans, le patrimoine bouchemainois, dans la métropole d’Angers (Maine-et-Loire), perdait un château néogothique. Il n’a pas été démoli, mais déconstruit.
Sur une photographie aérienne du 14 mai 1976, le château de la Bouverie, à l’ouest des Durelleries, quartier de Bouchemaine, dans la métropole angevine, est encore bien visible. Mais ses jours sont comptés… en Anjou du moins. Il est vendu par son propriétaire, qui ne peut plus en assumer les charges, à un promoteur belge un peu particulier. Dans les années 1970, Le Figaro Magazine évoque ce personnage qui repère en Europe, et surtout en France, des châteaux en ruine ou presque, des couvents et des cloîtres abandonnés. Il les achète, les déconstruit pierre par pierre et en réutilise les éléments dans son pays. On imagine que le château de la Bouverie a été démantelé et a pris la route de la Belgique en octobre 1978.
À cheval entre Bouchemaine et Savennières
Aujourd’hui, le promeneur n’y verra que les communs et un grand parc vide. Les terres sont partagées entre les communes de Bouchemaine et Savennières. Quant au château, qu’est-il devenu ? Affiche-t-il la même splendeur que celle qu’il arborait à Bouchemaine ? Mystère.
La Bouverie était une réalisation de l’architecte régional René Hodé, qui édifia un certain nombre de castels néogothiques en Anjou. Son chef-d’œuvre est le château de Challain-la-Potherie, le « Chambord de l’Anjou », que la famille de La Rochefoucault lui commanda en 1846.
Plusieurs autres réalisations de René Hodé ont subi le même sort que la Bouverie : le château de la Coltrie, à Saint Lambert-la-Potherie, démantelé en 1978, le château de la Régale à Chambellay, le château néorenaissance de Simbré à Tiercé, qui sera remonté en Belgique. Les années 1970 et 1980 ont aussi vu disparaître les châteaux Bessonneau, à Angers, le château d’Eventard à Ecouflant.