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Pourquoi un énième conflit social au centre d’appels Coriolis à Angers ?... |
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Le site angevin de Coriolis emploie actuellement 400 personnes. Les conditions de travail et la rémunération sont souvent au cÅ“ur de conflits sociaux au sein du centre d’appels. © Archives Ouest-France
Depuis le 9 juillet, les salariés du centre d’appels Coriolis d’Angers (Maine-et-Loire) sont en grève. Ils dénoncent leurs conditions de travail et de rémunération. Un échange avec la direction est prévu, ce mardi 19 juillet. Suffisant pour désamorcer ?
Il y a (encore) de la friture sur la ligne au centre d’appels Coriolis d’Angers (Maine-et-Loire). Depuis le 9 juillet, une partie des 400 salariés du site, hommes et femmes, sont « en grève illimitée », comme le précise Nathalie Boumenir, déléguée syndicale CGT.
Une heure de débrayage par-ci, deux heures par-là . « Le mouvement est surtout suivi le samedi et le lundi. » Il est aussi inscrit dans la durée.
Lire aussi : Le centre d’appels Coriolis d’Angers va-t-il fermer ?
Depuis plus de deux semaines, maintenant, les salariés, soutenus par les syndicats CGT et Sud solidaires, demandent, notamment, à pouvoir bénéficier de tickets-restaurants, d’une hausse de salaire, d’un treizième mois et de dix minutes de pause supplémentaires. Ils dénoncent aussi, de manière plus générale, leurs conditions de travail.
« Les salariés ne veulent plus continuer comme ça »
« Parmi les responsables d’équipes, deux, seulement, sont titulaires, poursuit Nathalie Boumenir. Ce n’est pas possible de travailler dans ces conditions. »
Et de poursuivre : « Par ailleurs, il y a un turnover (renouvellement des salariés dans une même entreprise, N.D.L.R.) énorme, qui dépasse les 100 %. Cela empêche le site de fonctionner normalement. Les salariés ne veulent plus continuer comme ça, il y a un épuisement physique et moral. »
Une réunion avec la direction, et notamment Olivier Hérault, le directeur général, est prévue ce mardi 19 juillet, dans l’après-midi. Nathalie Boumenir prévient : « Il faut que ces gens comprennent que les collègues sont déterminés. »