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Pourquoi la mer va à peine se retirer le long des plages de Loire-Atlantique, ce week-end... |
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Vendredi 13 mars, et tout au long du week-end, les coefficients de marée seront exceptionnellement bas sur la côte Atlantique. Un phénomène naturel baptisé « morte-eau ». (Photo d’illustration) © Jean-Michel Niester / Archives Ouest-France
Ce vendredi 13 mars, les coefficients de marée sont au plus bas sur les côtes de Loire-Atlantique, de 21 à 23 à Pornic et Saint-Nazaire. Un cas particulier qui a lieu tous les dix-neuf ans. Ces niveaux exceptionnellement faibles vont peu à peu croître au fil du week-end et du début de semaine, avant une grande marée, mercredi 18 et jeudi 19 mars.
Le temps se serait-il arrêté sur les côtes de Loire-Atlantique ? Si les horloges continuent de tiquer inlassablement, la mer, elle, peut sembler être à l’arrêt, ce vendredi 13 mars 2026. Ce week-end sera marqué par des coefficients exceptionnellement bas. Pour résumer, la marée sera si faible que le front de mer semblera presque immobile. Un phénomène – qui porte bien son nom – baptisé « morte-eau ».
C’est la conjonction de trois phénomènes, les mêmes mais à l’opposé des vives-eaux exceptionnelles, souligne le Service d’hydrographie et d’océanographie de la marine (Shom), basé à Brest (Finistère). C’est le creux du cycle de Saros, qui se produit tous les dix-neuf ans, environ.
Un grand alignement des astres donc. Parmi les responsables, la position du Soleil et de la Lune vis-à-vis de la Terre, dont les effets d’attraction viennent s’opposer. La culpabilité de notre satellite ne s’arrête pas là : elle est placée au plus loin de la Terre, réduisant son effet gravitationnel. Enfin, avec l’équinoxe de mars, le Soleil est parfaitement aligné avec l’équateur terrestre, accentuant l’effet des marées solaires allant à l’encontre des marées lunaires
, détaille le Shom.
Un seul mètre de hauteur en moins avec la marée
À Pornic, cela rime avec des coefficients de marée de 21 et 23, ce vendredi. Même traitement pour Saint-Nazaire. Mais aussi 27 à La Baule. Ils vont petit à petit augmenter durant le week-end, ne dépassant que rarement la barre des 30. Très loin des 90, niveau de coefficient définissant une grande marée.
Particulièrement flagrant, l’état du marnage, c’est-à-dire la différence de hauteur des eaux entre la basse mer et la haute mer. L’amplitude est moins forte : l’océan grignote moins la plage et s’en va moins loin. Vendredi, elle n’est que d’un peu plus d’un mètre à Pornic, contre environ quatre mètres pour une journée moyenne.