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Pour la Journée de l’eau, il va raconter l’histoire de la source de l’Epervière à Verrières-en-Anjou... |
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Marc Massot, passionné par l’Épervière depuis 15 ans, vient d’enrichir la collection avec de nouvelles bouteilles issues de cette source © CO.
Pour la Journée de l’eau, Marc Massot, directeur du Musée des boissons de Sainte-Gemmes et gardien de la source de l’Épervière à Saint-Sylvain, y organise une visite commentée.
Entretien
La source de l’Épervière, à Saint-Sylvain-d’Anjou a une longue histoire. Marc Massot, directeur du Musée des boissons, propose deux visites pour la découvrir, le 22 mars.
Que représente aujourd’hui la source de l’Épervière ?
Marc Massot : « Depuis plus de dix ans, j’organise à l’occasion de la Journée mondiale de l’eau une visite commentée sur le site de la fontaine de l’Épervière, à Saint-Sylvain-d’Anjou. On en retrouve des traces dès l’époque gallo-romaine. Plus tard, la source a été exploitée industriellement pour l’embouteillage d’eau et même pour la fabrication de sodas. Pendant la visite, je raconte cette histoire, depuis les origines jusqu’aux dernières années d’activité de l’entreprise. Deux visites sont prévues le 22 mars, à 10 h et à 15 h. »
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Vous venez aussi de récupérer des bouteilles anciennes liées à cette source. Comment ?
« Le Domaine de la Petite Couère a fermé en 2025. Le propriétaire a accepté de me vendre plusieurs objets pour qu’ils continuent à être conservés et montrés au public. En début d’année, je me suis rendu sur place pour récupérer différentes pièces, dont des bouteilles provenant de la source de l’Épervière. Elles viennent d’être référencées dans les collections du musée et y sont désormais exposées. »
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Est-ce un sujet que vous étudiez depuis longtemps ?
« En 2015, j’avais organisé une exposition sur son histoire. J’ai accumulé beaucoup d’archives et j’ai eu la chance de rencontrer des membres des trois familles qui ont exploité la source depuis 1929. Au musée, je possède déjà une belle collection : des étiquettes, des verres, un présentoir publicitaire et plusieurs bouteilles. Avant ces dernières acquisitions, j’avais par exemple une bouteille de limonade LEP et deux bouteilles d’eau, dont une gazeuse. Je vais continuer à faire connaître cette histoire locale et j’aimerais pouvoir monter une nouvelle exposition dans les prochaines années. Dans le contexte actuel, entre inondations et sécheresses, cette journée rappelle aussi que l’eau est une ressource précieuse qu’il faut apprendre à préserver. »
La participation est de 5 € par personne et l’inscription se fait auprès du Musée des boissons.