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Maine-et-Loire. Votez pour les Trophées de l’économie 2025 du Courrier de l’Ouest... |
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Votez pour les Trophées de l’économie du Courrier de l’Ouest 2025. © CO - Josselin CLAIR
Avant la parution de son supplément Éco 49, mercredi 3 décembre 2025, Le Courrier de l’Ouest vous propose de désigner les lauréats de six prix qui seront décernés à cette occasion : l’Entrepreneur de l’année, le Jeune créateur d’entreprise de l’année, le produit en Anjou de l’année, le Coup d’éclat de l’année, l’Innovation de l’année et l’Entreprise citoyenne de l’année. Vous avez jusqu’au dimanche 5 octobre pour faire votre choix. Présentations des candidats en lice…
Votez pour les Trophées de l’économie du Courrier de l’Ouest 2025. Voici la présentation des catégories et des entreprises en lice… Vous avez jusqu’au dimanche 5 octobre pour faire votre choix.
L’Entrepreneur de l’année
Le trophée de l’Entrepreneur de l’année récompense une femme ou un homme dont l’engagement a permis le développement de son entreprise mais a également pu bénéficier à un secteur d’activité ou à un territoire. Les nommés sont…
1 - Matthieu Kohlmeyer | La Tourangelle
En 2002, Matthieu Kohlmeyer a 23 ans lorsqu’il part s’installer en Californie afin d’implanter outre-Atlantique la marque saumuroise La Tourangelle. En vingt-cinq ans, l’usine implantée près de Sacramento est devenue la locomotive de l’entreprise. La Tourangelle est la troisième marque qui a le plus progressé sur le marché de l’huile d’olive aux États-Unis cette année. Tandis qu’il a ouvert une huillerie au Pérou, Matthieu Kohlmeyer prépare la création d’un atelier dédié à la production de vinaigre à Saumur.

Matthieu Kohlmeyer, PDG, et Christine Polycarpe, présidente de la fondation La Tourangelle, au milieu des oliviers qui ont donné leur première récolte près de Sacramento. La Tourangelle
2 - Nicolas et Cécile Bécam | Maison Bécam
Fils de boulanger, entré dans le métier via l’apprentissage, Nicolas Bécam a ouvert sa première boulangerie-pâtisserie en 2005 à Angers, avec sa femme Cécile. Leur réseau s’est peu à peu développé jusqu’à compter 31 points de vente, dont 17 en franchise. Les boutiques Maison Bécam emploient aujourd’hui 550 salariés parmi lesquels une centaine d’apprentis. Et le couple a l’appétit bien aiguisé, puisque vingt nouvelles ouvertures sont prévues d’ici 2028.

Nicolas et Cécile Bécam ont fondé Maison Bécam en 2005. Jérémy FIORI
3 - Olivier & Jean-Yves PAPIN | Groupe HOFICA
Ô combien discret, Hofica n’en reste pas moins actif. Longtemps dirigé par Jean-Yves Papin - qui a cédé sa place à son fils, Olivier, à l’automne 2024 -, le groupe basé à Maulévrier, près de Cholet, est le symbole d’une maroquinerie au service du luxe et bien portante. Fort de huit entreprises en Maine-et-Loire et Mayenne et 800 salariés (deux fois plus qu’en 2016), Hofica va déménager sa filiale Pact Europact de Maulévrier à Cholet.

Jean-Yves Papin a passé les rênes du Groupe Hofica à son fils, Olivier, à l’automne 2024. Groupe Hofica
4 - Alexandre Sion | Artirenov
Il a fondé Artirenov en 2007, après une première carrière dans le domaine de l’assurance. Aujourd’hui, Alexandre Sion pilote cette entreprise générale de rénovation du bâti (63 salariés, 10 M€ de CA), installée à Trélazé, et reconnue pour mêler la préservation du patrimoine historique avec des codes modernes. Dotée d’une solide réputation, la société a ouvert l’an dernier un spectaculaire showroom en centre-ville d’Angers.

Alexandre Sion (à gauche), dirigeant d’Artirenov, et son ancien associé Thibault Pinon. CO - Régine LEMARCHAND
Le Jeune créateur d’entreprise de l’année
1 - Pierre Malet | Pier’Auto
Ferrari, Porsche, Alfa… Le garage de Pierre Malet Piton ferait rêver n’importe quel amateur de belles automobiles. Pas les toutes dernières. Celles d’avant l’avènement de l’électronique. Celles qui fleurent bon l’essence et l’huile. Des populaires aux plus inaccessibles. Passionné de mécanique, le trentenaire exerce depuis plus de quinze ans dans l’automobile de collection et a créé son propre garage au printemps 2024.

Pierre Malet Piton a ouvert Pier’Auto en mars 2024. Un garage spécialisé dans l’entretien, la restauration et la vente de véhicules de sport et de collection. CO - Christophe RICCI
2 - Cédric Dardennes et Julia Lange-Dardennes | « T’inquiète je gère ! ».
Le principe de « T’inquiète, je gère ! », créée en 2021 à Cholet par Julia Lange-Dardennes et Cédric Dardennes ? Beaucoup de personnes veulent faire de la location courte durée. Mais ils se rendent compte que c’est compliqué.
Gestion des annonces sur Airbnb, ménage, assistance… La conciergerie propose de soulager les propriétaires. Elle gère une cinquantaine de logements
. Le couple compte bien développer des logements à thème, dont il serait cette fois propriétaire.

Cédric Dardennes et Julia Lange-Dardennes, codirigeants de « T’inquiète je gère ! ». CO - Alexandre BLAISE
3 - Léo Desbois | DBS Développement
À 30 ans, Léo Desbois vient de créer DBS Développement, à Saumur. À l’aide d’imprimantes 3D, il conçoit et fabrique des pièces pour les machines industrielles, un domaine où il identifié des besoins « énormes » en la matière, lorsqu’il était encore directeur de production chez Irati à Saumur, puis chez Prophar à Angers. Il a acquis sa toute première imprimante 3D lorsqu’il était encore à l’IUT. Un parc qui s’est vite enrichi d’une machine d’usinage pour la réaliser des pièces métalliques.

Léo Desbois s’est équipé d’une dizaine d’imprimantes 3D au lancement de son activité. Archives CO
4 - Kevin et Luigi Moreau | Cobi
Réparer les vélos… à vélo : c’est le pari que se sont lancé deux frères, Kevin et Luigi Moreau, 33 et 28 ans, en créant fin 2024 leur atelier mobile de réparation à Angers, Cobi. Ils dépannent vélos et trottinettes, électriques ou classiques, à l’endroit où leur client en a besoin (domicile, lieu de travail… ou ailleurs), dans un rayon de 5 kilomètres autour de leur atelier, rue Pocquet-de-Livonnières. D’autres services, comme l’électrification de vélos, y sont proposés.

Luigi et Kevin Moreau, fondateurs de Cobi. CO - Laurent COMBET
Le produit en Anjou de l’année
1 - Marquise d’Anjou (Cholet)
Une belle endormie, que cette Marquise d’Anjou. Depuis 2023, Martin Pelletier (24 ans) s’efforce de réveiller cette marque choletaise de liqueur de cerise. Avec succès : les 370 bouteilles de la première cuvée (2024) ont trouvé preneurs. La recette ? Une boisson peu sucrée, riche en fruits (avec des versions poire ou pomme) et locale : cerises récoltées à Grésillé, distillation à Saint-Léger-des-Bois, embouteillage à Cholet…

Martin Pelletier a ressuscité la Marquise d’Anjou, créée par une distillerie choletaise fondée en 1843. CO - Alexandre BLAISE
2 - Salamandre de Lasse (Noyant villages)
En une poignée d’années, les serres de la Salamandre, à Lasse, sont devenus l’un des plus importants producteurs de tomates de la région. Ces tomates du Maine-et-Loire sont élevées sous pas moins de 10 hectares de serre, qui viennent de s’agrandir de 4 hectares. Leur particularité ? Elles sont chauffées grâce à l’usine de traitement des déchets de la Salamandre, qui incinère les déchets notamment d’Angers, Saumur, ou encore, bientôt de Tours. Un moyen de faire d’importantes économies d’énergie.

Les serres de la Salamandre, à Lasse, sont devenus l’un des plus importants producteurs de tomates de la région. Archives CO - Laurent COMBET
3 - Laurène Barrat (Segré)
Laurène Barrat vient de créer à Segré Maison Musa, entreprise de sirops artisanaux sans colorant artificiel, sans conservateur et sans arôme ajouté. Une dizaine de saveurs existent, inspirées par la pâtisserie et de la mixologie. Le côté artisanal des sirops se retrouve jusque dans les contenants puisque l’embouteillage est réalisé à la main. Les illustrations de chacune des étiquettes sont aussi dessinées par Laurène Barrat.

Laurène Barrat, créatrice de Maison Musa, entreprise de sirops artisanaux basée à Segré. CO - Joël AUDOUIN
3 - Les lunettes Atipik by Lo (Saint-Barthélemy-d’Anjou)
Opticienne à Saint-Barthélemy-d’Anjou depuis 2009, Lorraine Saint-Sever fabrique et commercialise ses propres montures sous la marque Atipik, lancée en 2019. La créatrice a développé une douzaine de modèles de base, qu’elle personnalise en fonction des souhaits de ses clients : couleurs, motifs, incrustation de bois, de tissu ou même de plumes… Labellisées Produit en Anjou, ces paires ne ressemblent à aucune autre.

Lorraine Saint-Sever, opticienne et créatrice de montures. Archives CO - Sébastien GAUDARD
Le Coup d’éclat de l’année
1 - Esprit cuir | Baugé
C’est une histoire hors du commun. À l’image de Bugatti. Christelle et Eric Deneken, à la tête d’Eden Esprit Cuir à Baugé-en-Anjou, font partie des rares artisans qui ont œuvré sur la Baby Bugatti II. Ils ont réalisé les sangles de fixation du capot moteur, de la roue de secours, de la batterie et à l’intérieur de la carrosserie. Avec un niveau d’exigence proportionnel au prix de cette Bugatti pour enfant : entre 100 000 € et 200 000 €.

Christelle et Eric Deneken sont à la tête d’Eden Esprit Cuir, un atelier de scultpure sur cuir retenu pour la fabrication des sangles de la Baby Bugatti II. CO - Christophe RICCI
2 - Arthus-Bertand | Saumur
En 2024, la Maison Arthus-Bertrand s’était fait remarquer avec un sac réalisé à Saumur en collaboration avec la marque de prêt-à-porter de luxe Rabanne, affiché à 250 000 €. La diversification dans la joaillerie de la maison autrefois dédiée entièrement à la médaille, est payante. En 2025, elle a ouvert ses premières boutiques en Corée du Sud, un premier pas à l’international et vers le marché asiatique. Une ouverture est également prévue rapidement au Japon.

En 2025, la maison Arthus-Bertrand a ouvert ses premières boutiques en Corée du Sud. Arthus-Bertrand
3 - Chauvat portes | Cholet
Chauvat Portes voit grand chez lui. Le fabricant de portes intérieures - spécialiste des modèles personnalisés - a décidé d’investir 46 millions d’euros pour réunir l’activité de ses deux sites de Beaupréau sur un seul. L’occasion, pour la PME fondée en 1950, d’augmenter sa production de 50 % et d’embaucher une trentaine de personnes (115 salariés aujourd’hui). Les travaux ont commencé cet été.

Lionel Godard et Pierre-Yves Gendreau, cogérants de Chauvat Portes. Archives CO - Fabien LEDUC
4 - Expliseat | Avrillé
Un an après l’ouverture de sa première usine de sièges d’avion innovants à Avrillé, l’entreprise parisienne Expliseat (150 salariés) a annoncé, en juin, le succès d’une levée de fonds de 36 millions d’euros. La société fondée en 2012 par Amaury Barberot compte ainsi accélérer son expansion internationale, alors que 90 % de ses ventes ont déjà lieu à l’export. Son siège breveté comme « le plus léger au monde » a déjà séduit de très nombreuses compagnies.

Amaury Barberot, PDF d’Expliseat. CO - Laurent COMBET
L’Innovation de l’année
1 - IdeaSphere (Saumur)
Alexandre Laidet, Mathilde Tatin et Alexandre Bigot ont créé IdeaSphere, à Saumur. L’idée de la start-up : créer des sites d’e-commerce immersifs en trois dimensions. Pour ce faire, les trois cofondateurs s’appuient notamment sur les technologies du monde des jeux vidéo, avec un moteur graphique utilisé sur des superproductions comme Harry Potter, “Hogwarts Legacy”. Dans le viseur, des marchés porteurs tels que le luxe ou la mode. Des discussions sont en cours avec plusieurs enseignes.

Originaire de la région parisienne, Alexandre Laidet est fier d’avoir installé son entreprise à Saumur. Archives CO
2 - Isol’en paille (Cholet)
Solide, la paille de Nicolaas Oudhof. On connaissait déjà son entreprise, Isol’en paille, pour ses bottes d’isolant biosourcé. Cette année, le dirigeant de l’entreprise vihiersoise (entre Cholet et Saumur) a lancé une usine mobile, Press’ta paille. Cette machine permet de fabriquer, directement dans les exploitations, des bottes utilisables pour le marché de la construction. Un projet mené en Bretagne.

Nicolas Oudhof a fondé sa société Isol’en Paille en janvier 2021 et commercialise ses botes d’isolant biosourcé partout dans la région. CO - Battiste DELFINO
3 - AlphaPen (Angers)
Beaucoup en ont rêvé, Alphapen l’a fait. Après cinq années de développement, la start-up gérée par Théo Hubert et Fabien Fasson a mis au point un stylo capable de transformer n’importe quel écrit en un document numérique : notes de réunion, recette de cuisine, cours… Cette innovation, qui utilise une intelligence artificielle locale et sobre en énergie, doit servir de point de départ à l’entreprise pour imaginer d’autres fonctionnalités.

Fabien Fasson et Théo Hubert, dirigeants d’AlphaPen. AlphaPen
4 - Guisabel (Candé)
Le fabricant de chocolats Guisabel, implanté près de Candé, a sorti un nouveau coffret. L’alvéole en plastique qui accueille habituellement les bonbons en chocolat est remplacée par une alvéole en chocolat. L’emballage est entièrement recyclable, pour le carton, ou mangeable, pour l’alvéole. La plaque de chocolat qui remplace l’alvéole en plastique est découpée pour accueillir les bonbons chocolatés.

Chez Guisabel, l’alvéole en plastique qui accueille habituellement les bonbons en chocolat est remplacée par une alvéole en chocolat. Guisabel
L’Entreprise citoyenne de l’année
1 - Loire Impression (Saumur)
L’entreprise familiale, qui a déjà investi 4 millions d’euros dans un nouveau site moins énergivore, veut renoncer à certains marchés « qui ne respectent pas » ses valeurs, comme l’indique le gérant Alexandre Leroy. Les acteurs de la communication qui continuent à imprimer des publicités pour des SUV polluants seront-ils encore là dans dix ans ? C’est la question que se pose le jeune dirigeant qui a pris la suite de sa mère, Nathalie Maindrou, fondatrice de l’entreprise.

Alexandre Leroy, directeur général, et Nathalie Maindrou, présidente et fondatrice de Loire Impression. CO
2 - Sicle (Angers)
Fondée en 2016 à Angers par Eddie Pineau, Matthieu Courbet et Vincent Chevalier, la coopérative Sicle (800 000 € de chiffre d’affaires en 2024) regroupe vingt jardiniers paysagistes se déplaçant à vélo et défendant l’agriculture urbaine. L’aventure prendra une autre dimension mi-2026, lorsque Sicle s’installera au sein du complexe immobilier neuf Climat : l’entreprise y exploitera une serre de 450 m² sur le toit, ainsi qu’une boutique atelier.

Eddie Pineau a fondé Sicle avec Matthieu Courbet et Vincent Chevalier. CO - Josselin CLAIR
3 - Couleur Gaïa (Cholet)
Spécialiste de la coloration végétale et des produits capillaires bio, Couleurs Gaïa fête ses 18 ans en 2025. Mais la société choletaise n’a pas attendu la majorité pour être ambitieuse. Entre laboratoires de recherche, création et la distribution (plus d’un millier de professionnels) et formation, elle veut être le porte-étendard d’une coiffure plus respectueuse de l’environnement. Dit autrement : le leader de son marché.

Hélène Landreau, cofondatrice de Couleurs Gaïa, et Benoît Bodineau, dirigeant. CO - Alexandre BLAISE
4 - Fil d’Ariane (Cholet)
Pour certains, c’est une écocyclerie à Cholet. Pour d’autres, un atelier de démantèlement des déchets complexes à Saint-Christophe-du-Bois, siège de l’association. Ou encore un atelier d’insertion. En réalité, Fil d’Ariane (trentaine de salariés et environ 70 en insertion), c’est tout ça. Et même un peu plus, puisqu’elle a ouvert une seconde écocyclerie à Cholet en mai, un an après une matériauthèque en Vendée (La Gaubretière).

Fil d’Ariane a ouvert une seconde écocyclerie à Cholet, en mai. CO - Alexandre BLAISE