Accueil Info Info en continu Maine-et-Loire. Le Panthéon de l’Anjou : Foulques Nerra, comte d’Anjou

Maine-et-Loire. Le Panthéon de l’Anjou : Foulques Nerra, comte d’Anjou

...
photo foulques nerra aurait vécu entre 965 et 1040. © boz 3

Foulques Nerra aurait vécu entre 965 et 1040. © Boz

Suite de notre série Le Panthéon de l’Anjou par Calixte de Nigremont. Notre galerie des illustres s’arrête, ce dimanche 23 août, sur Foulques Nerra, comte d’Anjou, qui aurait vécu entre 965 et 1040.

Il est étonnant que le « cas Foulques Nerra » n’interesse pas plus la psychanalyse (pour ne pas dire la psychiatrie lourde) tant la nature (que nous qualifierons du doux euphémisme de « contrastée ») de cette figure de l’Anjou, capable des pires barbaries aussi bien que des rédemptions les plus spectaculaires me semble relever au mieux de la cyclothymie au pire de la schizophrénie la plus pathologique…

Une grande cruauté

Foulques III Nerra (le noir), appartient à la dynastie des Ingelgériens du nom de son fondateur, Ingelger, premier comte d’Anjou, contemporain des derniers carolingiens, Ingelgeriens qu’on appellera, à partir du XIIe siècle, les Plantagenets. Fils de Geoffroy Ier Grisegonelle, Foulques devient Comte d’Anjou en 987, à la mort de son père. Il le restera 53 ans. Que faut-il retenir de ce règne (pour briller dans les dîners en ville) ?

Tout d’abord, une grande cruauté aussi bien sur le terrain militaire (le Comte d’Anjou n’est pas tendre. Chef de guerre infatigable, il ne rechigne pas à massacrer ses ennemis et à, selon son bon plaisir, incendier tout ce qui lui plaît) que dans son particulier (une légende tenace prétend ainsi que c’est lui qui fait brûler vive sa première épouse, Elizabeth de Vendôme)

Foulques Nerra agrandit considérablement l’Anjou

Ensuite, une propension quasi mystique au repentir et à la contrition – plus ou moins sincère (on ne compte plus le nombre d’abbayes fondées pour expier telle ou telle barbarie. Ainsi sont créés, à Angers, Saint-Nicolas et le Ronceray) qui va le conduire à faire par trois fois le pèlerinage à Jérusalem pour laver sa conscience (et croyez bien qu’à l’époque c’était une expédition autrement plus dangereuse que de faire une croisière en période de Coronavirus). C’est sur la route du retour de son dernier voyage qu’il meurt, sans revoir l’Anjou.

Enfin, Foulques Nerra, qui va considérablement agrandir le territoire de l’Anjou (on lui doit le rattachement des Mauges, notamment, mais aussi l’extension de nos frontières jusqu’à la Touraine et au-delà), ne cesse de fortifier ses possessions, les anciennes comme les nouvelles. On lui doit les châteaux de Brissac, Baugé, Durtal, Montsoreau…

Bon, alors, certes, je ne prétends pas que Foulques Nerra soit sympathique (autant vous dire que Ceausescu était un brave type ou Pinochet, le gendre idéal) mais l’Anjou lui doit tellement qu’il a sa place ici.

Entre ici, Foulques Nerra, mais sans allumettes…

Allons à Saint-Nicolas, l’abbaye fondée par Foulques Nerra

C’est au paradis angevin du joggeur, le Parc de la Garenne, qui s’étend autour de l’étang formé par le Brionneau, dont le creusement fut ordonné par Foulques Nerra que vous vous rendez afin d’embrasser la vue qu’offre l’admirable façade blonde de l’ancienne Abbaye Saint-Nicolas (80 m de long sur 16 m de haut).

Âpres avoir été sauvé d’un naufrage en partant pour Jérusalem, l’ombrageux Comte d’Anjou fit édifier (et dota en terres et revenus) une abbaye fort réputée dont il ne reste quasi rien. Au XVIIIe siècle, la réforme des bénédictins mauristes conduisit les religieux à reconstruire leurs bâtiments dans le goût classique, La Révolution détruisit l’église et une grande partie des constructions conventuelles. Les privilégiés ont, parfois, la chance de voir, à l’intérieur de l’aile sud, l’escalier classique terminé par un palmier ainsi que les ruines du cloître.

Plus sûrement, vous pouvez découvrir, au pied de cette exceptionnelle façade méridionale, les vignobles replantés et exploités depuis quelques années par l’association « Vigne en Ville » qui y organise concerts et manifestations.

Ancienne Abbaye Saint-Nicolas, Parc de la Garenne, 110 Rue Saint-Jacques, Angers. Ne se visite pas.

 
Ouest-France  

Retrouvez d'autres actus sur les communes de :

  • merci d'indiquer un nom de film
    merci d'indiquer un titre'
    • Choisir un resto :
    merci d'indiquer un nom de restaurant

    merci de saisir l'adresse du restaurant
    merci de saisir la ville du restaurant

    • Choisir un bar :
    merci d'indiquer un nom de bar

    merci de saisir l'adresse du bar
    merci de saisir la ville du bar

    merci d'indiquer un titre à votre avis
  •  
  • merci d'indiquer un contenu à votre avis
    merci de saisir une note
    L'accueil / la qualité du service
    merci d'indiquer une note pour l'accueil

    L'ambiance / le décor

    merci d'indiquer une note pour l'ambiance

    Le rapport qualité / prix

    merci d'indiquer une note pour le prix
  • Vos données personnelles font l’objet d’un traitement informatique par la société Additi Multimedia, sur le fondement de l'exécution d'un contrat et sont utilisées notamment pour prendre en compte, modérer et répondre à vos commentaires sur les contenus mis en ligne sur le site. Elles seront conservées conformément à notre politique de données personnelles, sauf dispositions légales particulières. Vous disposez d’un droit d’accès, de rectification, d’opposition, de limitation et de portabilité, en vous adressant directement à pdp@sipa.ouest-france.fr ou par courrier à "Délégué à la Protection des Données Personnelles SIPA Additi Multimedia - ZI Rennes Sud-Est,– 10 rue du Breil – 35051 Rennes cedex 9". Vous avez également le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. En savoir plus
Newsletter maville

Abonnez-vous à la newsletter - Angers

Votre e-mail, avec votre consentement, est utilisé par la société Additi Com pour recevoir les newsletters sélectionnées. En savoir plus

Exprimez-vous !

Interdire les enfants dans certains lieux : pour ou contre ? 28
Réagir

L'info en continu

Quiz et jeux

Retour en haut