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Maine-et-Loire. Le Lion-d’Angers remplit-il tous les critères pour accueillir un casino ?... |
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Un casino ouvrira-t-il au Lion-d’Angers ? Pour l’heure, le projet n’en est qu’au stade de l’étude de faisabilité. © ARCHIVES THIERRY CREUX / OUEST FRANCE
Jeudi 28 mars, Étienne Glémot, maire du Lion-d’Angers (Maine-et-Loire), a annoncé que sa commune avait lancé une étude d’implantation d’un casino, profitant d’une évolution de loi en date de décembre 2023. Mais un flou persiste dans l’écriture de celle-ci autour du terme de haras national.
Jeudi 28 mars, en toute fin de conseil communautaire des Vallées du Haut-Anjou, Étienne Glémot, président de la CCVHA, a annoncé le lancement d’une étude pour l’implantation d’un casino au Lion-d’Angers.
« Récemment, dans un objectif de revitalisation, le législateur a souhaité que certains territoires ruraux puissent bénéficier de cette opportunité », explique le maire du Lion-d’Angers.
À quoi renvoie le terme « haras national » ?
Le 14 décembre 2023, une loi visant à réduire les inégalités territoriales pour les ouvertures de casinos a en effet été promulguée. Sont notamment concernées les communes disposant « d’une société de courses hippiques » ainsi que « d’un haras national où ont été organisés au moins dix événements équestres au rayonnement national ou international par an entre le 1er janvier 2018 et le 1er janvier 2023 ».
La ville du Lion-d’Angers remplit-elle tous ces critères ? A priori non car elle ne dispose plus d’un haras dit national. Mais l’utilisation de ce terme porte à confusion. « C’est quoi la définition d’un haras national historique ?, interroge Étienne Glémot, contacté vendredi 29 mars. C’est un vrai sujet. Certains disent que cela signifie propriété nationale mais ce n’est pas écrit dans la loi. Celle-ci est floue, il y a une interprétation possible. »
« Rester extrêmement prudents »
Depuis décembre, un cabinet juridique a été missionné. Le Lion-d’Angers estime entrer dans les clous. Mais Étienne Glémot veut raison garder : « On étudie la faisabilité de faire un casino, ce projet n’en est qu’aux prémices et il convient de rester extrêmement prudents. Nous travaillons en étroite collaboration avec les services de l’État et le ministère de l’Intérieur pour lever chacune des difficultés que nous pourrions rencontrer. »
S’il devait voir le jour, ce projet d’implantation irait au-delà d’un casino puisque c’est plus largement un complexe de loisirs qui est envisagé. « Ce serait une réelle opportunité et un véritable levier de développement non seulement pour Le Lion-d’Angers mais aussi pour les quinze communes de la CCVHA. »