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Maine-et-Loire. Elles ont choisi d’exercer leur métier d’assistante sociale en libéral

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Maine-et-Loire. Elles ont choisi d’exercer leur métier d’assistante sociale en libéral

Elle ont choisi de quitter le service public pour, expliquent-elles, retrouver les valeurs qui font leur métier, notamment la disponibilité et l’écoute personnalisée. Leur innovation interpelle.

« Assistante sociale indépendante exerçant en libéral, je me déplace à votre domicile sur un secteur d’intervention étendu… » Depuis bientôt un an, Mathilde Véchambre est parfaitement repérable sur la toile. Dans son domaine, l’annonce détonne. « On n’est pas là pour se faire de l’argent sur la souffrance des gens », se défend la jeune femme âgée de 36 ans. « On fait ce métier parce qu’on l’aime. Et la façon dont je le faisais dans les services publics ne me convenait plus. J’ai vu plusieurs personnes vieillissantes opérées d’une hanche complètement perdues à leur sortie de l’hôpital. On applique la politique tarifaire et administrative mais on perd de vue l’accompagnement humain ».

Même déception et même réorientation de la part de Sarah Galisson. Depuis un an, les deux jeunes femmes travaillent donc en direct, moyennant un tarif qu’on peut qualifier de modeste : 40 € de l’heure. Payable en Chèque emploi service (CESU) le cas échéant. Leur champ d’action est large : accompagnement administratif, factures, mise en place de service à la personne, dossier d’amélioration de l’habitat, problèmes éducatifs… Elles connaissent deux autres professionnels dans leur cas dans le Maine-et-Loire, sur une centaine en France. Outre internet, elles se font connaître par les médecins, les kinés, les ostéo…

« On a pu sortir de l’anonymat et nouer une relation de confiance »

« On essaie d’apporter une réponse globale », explicite Sarah Galisson. « On se déplace chez les gens. Ainsi, ils restent maîtres chez eux. Mais on peut aussi donner rendez-vous dans un café. Il suffit d’une connexion internet et c’est parti. C’est du cousu main ».

Pour Géraldine (1), la quarantaine, en instance de divorce et en arrêt maladie, cette disponibilité a tout changé. « Je ne recevais pas mes indemnités journalières et plusieurs documents étaient introuvables », témoigne-t-elle. « J’étais fatiguée, stressée, j’avais besoin d’écoute. Sur la plate-forme des services sociaux, je n’avais jamais la même personne. Je ne voulais plus réexpliquer à chaque fois ma situation. J’ai pris contact avec l’assistante sociale libérale via mon médecin. Elle est venue à mon domicile ; elle a été à l’écoute. On a pu sortir de l’anonymat et nouer une relation de confiance. Elle a pu récupérer les documents et j’ai pu recouvrer mes droits ». De payer pour un service gratuit dans les services publics ne l’a pas rebutée ? « Cela a été un gain de énorme pour moi et ce n’est pas onéreux ».

Jérôme (1), la trentaine, ancien toxicomane, perturbé par une maladie psychiatrique, n’aurait sans doute pas pu monter son dossier d’allocation adulte handicapé sans ce soutien. « Je suis facilement paniqué », explique-t-il. « Et le vocabulaire de l’administration ne correspond pas à celui de la vie courante. J’ai eu des rendez-vous avec des spécialistes mais j’étais complètement perdu. Avec Mathilde, j’ai la certitude que mon dossier est bien suivi. Comme elle est indépendante, elle peut m’accompagner auprès des administrations ».

Ni l’une ni l’autre ne se font encore un vrai salaire. Elles compensent leur faible tarification avec des prestations ponctuelles pour des entreprises ou des opérations de communication, par exemple la récente Caravane des aidants.

Dans le milieu, leur expérience ne plaît pas forcément. « Nous ne sommes pas très bien perçues par les collègues des institutions », admettent-elles. « Mais nous ne sommes pas contre les services publics. Au contraire, il ne faut surtout pas qu’ils régressent. Nous nous inscrivons en complément ». Et quand même un peu en questionnement…

(1) Les prénoms ont été modifiés

 
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