|
Longuenée-en-Anjou. Les moutons ont fait leur retour... |
1
C’est un régal pour les riverains de l’allée Denis-Papin qui peuvent admirer le retour des moutons solognots dans les espaces verts. © Ouest-France
Pour la dixième année consécutive, le troupeau de moutons solognots a repris ses quartiers à La Membrolle-sur-Longuenée. Cette année, sept agneaux sont présents aux côtés de leurs mères. D’autres s’installeront à Pruillé, La Meignanne et au Plessis-Macé dans les semaines à venir.
La municipalité de Longuenée-en-Anjou a en effet fait le choix de l’écopâturage pour l’entretien de ses espaces verts. Le choix du mouton solognot n’est pas un hasard. Facilement reconnaissable à sa laine rousse et sa tête fine, c’est une race rustique capable de s’adapter à tous les terrains. En plus de tondre l’herbe, ces moutons jouent un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité locale,
précise Laurence Guilloux, adjointe à l’environnement. À chaque passage, ils favorisent la dissémination des graines et protègent les micro-écosystèmes que les tondeuses traditionnelles auraient tendance à raser. Leur présence permet également de sauvegarder une race ovine qui a bien failli disparaître au siècle dernier.
« Ne pas nourrir les moutons »
L’installation des mères et de leurs petits crée chaque année un véritable engouement. Pour les Longuenéens, c’est une occasion de renouer avec le rythme des saisons. C’est aussi un outil pédagogique car les enfants des écoles peuvent observer de près le cycle de vie animal et comprendre l’importance de l’agriculture urbaine.
Pour que cette cohabitation reste un succès, la mairie rappelle quelques règles essentielles : ne pas nourrir les moutons car leur alimentation est strictement gérée. Donner du pain ou des restes de repas peut gravement nuire à leur digestion, voire être fatal. Pour la sécurité des agneaux et la sérénité des mères, nos amis canins doivent rester sous contrôle à proximité des zones de pâturage en laisse
, conclut l’adjointe. L’écopâturage permet de réduire de près de 25 % l’empreinte carbone liée à l’entretien des espaces verts communaux.
En plus de tondre l’herbe, ces moutons jouent un rôle crucial dans la préservation de la biodiversité locale.
Laurence Guilloux, adjointe à l’environnement