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Le Lion-d’Angers espère d’importantes retombées financières grâce au casino... |
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Étienne Glémot, maire du Lion-d'Angers, a donné des précisions sur le projet de casino dans la commune. © Archives CO - Joël AUDOUIN
Le projet de casino était à l’ordre du jour du conseil municipal du Lion-d’Angers, en Maine-et-Loire, lundi 2 juin. L’aménagement et les retombées financières ont été évoqués.
Lors du conseil municipal, lundi 2 juin, les élus ont abordé la future installation d’un casino au Lion-d’Angers.
Le maire Étienne Glémot a rappelé que la commune était éligible grâce à ses courses hippiques, son ancien haras national et ses événements équestres.  Nous avons défini des critères qui concernent la sobriété foncière, l’offre financière, l’offre de jeux, l’animation territoriale, la démarche environnementale et l’offre de restauration,
a-t-il indiqué. Le bâtiment érigé sera propriété de la Ville pendant vingt ans. Le choix du candidat devrait se faire en fin d’année 2025.Â
Une modification du PLU sera nécessaire pour le permis d’aménager, viendra ensuite le permis de construire. Le casino est envisagé sur les Hauts du Courgeon.
L’adjoint Jérôme Deloire souhaite un casino qui ne soit pas démesuré.  Il faut informer la population et rester vigilant vis-à -vis de nos commerces locaux. C’est un projet qui s’inscrit dans une démarche de progrès.Â
Étienne Glémot a précisé que  la commune garde ses particularités. Le partage des recettes sera fait avec la Communauté de communes des Vallées du Haut Anjou (CCVHA) pour un tiersÂ
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Une salle annexe en projet
Patrick Piscione, conseiller municipal s’est inquiété qu’il n’y ait pas de salle de spectacle.  On a pour projet d’avoir notre propre salle axée sur l’utilisation par des scolaires avec 250 places. Le casinotier pourra aider les actions culturelles sur l’ensemble de la CCVHA et accompagner les actions locales du monde équestre »,
a répondu le maire. Deux conseillères se sont abstenues lors du vote dur l’implantation d’un casino.

L’emplacement du casino (en violet) sur les Hauts du Courgeon et celui de la future gendarmerie (en bleu). CO
D’importantes recettes fiscales seront allouées à la commune. Un prélèvement communal fixé à 15 % devrait apporter en moyenne 2 millions d’euros par an sur les vingt années de la concession. Le reversement de 10 % du prélèvement de l’État apporterait en moyenne 750 000 euros par an ; la redevance annuelle d’animation se chiffrerait à 200 000 euros.
Le conseil a décidé de partager avec les communes de la CCVHA ces attributions selon le principe suivant : un tiers des prélèvements et l’intégralité de la redevance.  Ce projet aura un impact considérable sur l’avenir de notre commune »,
a conclu le maire.