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Le cinéma de Pornichet soutient deux jeunes réalisateurs... |
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Les réalisateurs du film « Le Chemin des sommets », Raphaël Valeyre et Edgar Signe. © Ouest-France
Que faites-vous pour la planète ? Avec le film animalier « Le Chemin des sommets », une belle aventure cinématographique commence pour deux jeunes cinéastes de la région. Alexandre Salmeron, directeur de la Toile de mer, Pornichet (Loire-Atlantique), laisse en effet l’espace du dimanche matin à de jeunes réalisateurs locaux.
Raphaël Valeyre et Edgar Signe ont mis deux ans pour réaliser « Le Chemin des sommets », film de 55 minutes, récompensé par la Mention spéciale du jury du Festival XPlore Alpes 2025.
Le Nantais Edgar Signe, étudiant en biologie marine à Brest (Finistère), et Raphaël Valeyre, originaire de la presqu’île de Guérande, en licence d’audiovisuel à Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor) se sont rencontrés au lycée agricole de Saint-Herblain (Loire-Atlantique).
 Le déclic est venu en 2020, au lycée. La nature avait repris ses droits. On a fait des vidéos »,
raconte Edgar Signe.  On aime la randonnée et on aime jouer les acteurs,
ajoute Raphaël Valeyre. On s’amuse : une empreinte au sol, on joue la découverte, on raconte une histoire. On voulait éviter le côté détaché des documents animaliers.Â
Ce premier film de 36 minutes leur permet de rencontrer Bill François, écrivain et chroniqueur. Il leur propose un scénario : partir sur les traces d’un naturaliste du XIXe siècle, dans les Alpes.
En autoproduction
En 2024, après un an de préparation, tous deux bivouaquent pendant un mois.  On passait souvent sept à huit jours en autonomie totale.Â
Ils n’ont pas voyagé léger :  20 kg de matériel vidéo : un boîtier, deux objectifs, un téléobjectif et un petit drone pour les paysages, pas pour la faune, car le survol, ça dérange les animaux.Â
Ils ont choisi le site de tournage sur le conseil d’un ami. « Esteban, un copain savoyard de Raphaël, a été une vraie aide par sa connaissance de la montagne », souligne Edgar Signe.
Le film sort du strict documentaire animalier :  Grâce à notre scénario, on a créé des personnages humains auxquels le spectateur peut s’identifier pour lui permettre de s’émerveiller face à cette nature vivante qu’on rencontre.Â
Les réalisateurs parviennent également à sensibiliser les spectateurs à sa conservation.
Les deux jeunes gens commencent désormais à distribuer leur film.  J’ai un visa d’exploitation pour une centaine de séances. On est en autoproduction, donc on cherche des salles »,
précise Raphaël Valeyre.  On apprend sur le tas, par exemple, comment s’inscrire à un festival,
embraye Edgar Signe. On essaie de rencontrer les gens et d’échanger.Â
Ce dimanche 21 décembre, le public était nombreux au cinéma la Toile de mer. De tous les âges, ils se sont accordés à dire, lors de l’échange, que les réalisateurs avaient su faire passer des émotions :  Faire passer un message, c’est difficile. Vous avez réussi, le film montre le positif : on ne va pas toujours vers du pire, on va aussi vers du mieux.Â
Leur prochain projet, avec l’appui de Bill François, est une expédition au Maroc, à la recherche de truites quasi disparues.