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La coopérative Terrena invite mille fermes à être aux petits soins du sol... |
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Covalo Ouest est le nom de la coalition visant à accélérer le déploiement de l’agriculture de régénération. © OUEST-FRANCE.
La coopérative prend la tête d’une coalition visant à promouvoir l’agriculture de régénération. Un millier de fermes seront accompagnées d’ici à 2028.
Rendements qui baissent, chocs climatiques, consommateurs de plus en plus exigeants… Et si la réponse commune aux multiples aléas auxquels font face les agriculteurs était en partie… sous leurs pieds ?
C’est ce que pense Terrena, cinquième coopérative nationale aux 18 000 adhérents. « Si nos sols sont vivants, alors nous produirons mieux », explique David Métivier, administrateur au sein de la coopérative ligérienne et agriculteur dans le Maine-et-Loire.
Lundi 26 janvier 2026, la coopérative a officiellement lancé une coalition déjà déployée ailleurs en France et visant à promouvoir l’agriculture de régénération : Covalo Ouest rassemble plusieurs de ses filiales mais aussi un industriel (Brioche Pasquier), un distributeur (Coopérative U), le Crédit Agricole, l’association Pour une agriculture du vivant, des agences de l’eau.
« Nous voulons accélérer le déploiement de l’agroécologie, explique Edwige Charles, en charge, notamment, de l’innovation agriculture durable chez Terrena, puisqu’aujourd’hui, les sols « répondent moins » chez la majorité des agriculteurs. »
Un indice de régénération des sols pour y voir clair
D’Avranches à Poitiers, mille fermes adhérentes devraient ainsi être « converties » à l’agriculture de régénération d’ici à 2028. Première étape : la réalisation d’un indice de régénération des sols de l’exploitation, sorte de « check-up » pédologique.
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Ensuite pourra commencer le plan de remise en forme, cousu main avec un conseiller de la coopérative : implantation de couverts, tests de nouvelles cultures (lupin, féverole…)…Â
Tout ce ne sera pas facile. « Il faut être patient et accepter que nos champs soient, au premier coup d’œil, « moins beaux » que ceux du voisin », explique Jean-Marie Rousteau, installé en polyculture-élevage. Cet agriculteur d’Anjou a limité le recours au labour depuis plusieurs années. Un pari aujourd’hui gagnant : maintenant que les sols sont en meilleure santé, les vers de terre font le travail.