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L’école de musique Le Quartet du Loire Layon Aubance compte un nouveau président... |
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Annie Prono, désormais ancienne présidente du Quartet, passe le relais à Guillaume Pineau. © CO
L’école de musique Le Quartet compte un nouveau président : Guillaume Pineau. Rencontre.
Entretien
Le Quartet, l’école de musique du territoire Loire Layon Aubance, change de mains. À la suite de l’assemblée générale du 10 décembre, Guillaume Pineau a pris la présidence de l’association portant juridiquement la structure à la suite des deux années de mandat d’Annie Prono.
Quel est votre parcours ?
Guillaume Pineau : « Je suis originaire de Vallet, en Loire-Atlantique, ensuite je me suis installé en Anjou. Saxophoniste amateur, la situation de l’école de musique de Beaulieu-sur-Layon, qui risquait de fermer, m’avait alerté au point de proposer d’en devenir administrateur.
J’intègre la présidence du Quartet pour deux ans avec une équipe solide de trois vice-présidents : Christophe Adnot, en charge des finances, Clémentine Goudeau aux ressources humaines et Émilie Raimbert qui veillera à la logistique et à la communication. »
Annie Prono : « Avec trois départs – dont le mien – et quatre arrivées, le Conseil d’Administration est de 13 personnes. Le Quartet est soutenu par des groupes de bénévoles locaux d’animation et par les communes sur le plan logistique, dont la mise à disposition gracieuse des locaux ».
Comment est né Le Quartet ?
A. P. : « La communauté de communes nous incitait à une harmonisation des quatre écoles de musique et de danse : Brissac-Loire-Aubance, Mûrs-Les Garennes-sur-Loire, Chalonnes et Beaulieu-sur-Layon. Chose faite sous la bannière du Quartet, en mai 2023, avec une réflexion et un travail intenses sur la création, la pédagogie et les fonctions support. Cela n’a pas été simple mais on a avancé. Aujourd’hui, il faut évaluer, ajuster, mettre toujours plus de fluidité ».
G.P. : « Cela a demandé un travail énorme, notamment de la part d’Annie. Administrativement, on partait d’une page blanche. Nous avons tous appris à travailler ensemble, à confronter nos pratiques. On partait de loin avec quatre associations différentes. Deux écoles ont failli disparaître, les deux autres n’allaient guère mieux. Elles participaient déjà d’une démarche professionnelle, avec des enseignants diplômés ».
En quoi le regroupement est-il avantageux ?
G.P. : « Le Quartet a donné résilience et souplesse pour tenir le choc en cas de passage à vide. Il fonctionne à un échelon très local mais dans une synergie cohérente et centralisée quand il le faut. Sur le plan pédagogique, il a donné l’opportunité d’élargir les partenariats entre ses 4 pôles.
Nous développons deux axes : la pratique instrumentale collective et la production sur scène de tous les élèves – musiciens et danseurs - au moins une fois par an. L’exercice est parfois un peu stressant mais l’expérience intéressante, avec l’objectif d’attirer les enfants de l’extérieur au Quartet ».
Sa taille impose-t-elle des obligations nouvelles ?
A.P. : « Cela a été compliqué à mettre en place, mais les salariés ont désormais un contrat unique, harmonisé par le haut. La politique tarifaire a aussi été un sujet crucial car il y avait de gros écarts entre les écoles ».
Quelle est-elle ?
G.P. : « Le Quartet applique un tarif unique sur les 11 sites, quels que soient le niveau et la nature de l’enseignement. La charge est donc étalée et solidaire. Des quotients familiaux – passés de 3 à 5 tranches - amortissent les différences avec les anciens tarifs. Malgré ces changements, les effectifs sont stables. Il y a eu un âge d’or du financement public. Nous sommes toujours suivis par les collectivités. Mais aujourd’hui il faut apprendre à faire aussi bien avec moins ».
Annie, quel sentiment vous anime ?
A.P. : « Je suis parfaitement heureuse, y compris de voir des nouveaux venir. On a beaucoup travaillé pour Le Quartet. Les bases sont bonnes pour poursuivre, le potentiel énorme et les portes grandes ouvertes ».