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Joseph Bouildé, correspondant de presse du Candéen pour Ouest-France depuis 32 ans... |
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Joseph Bouildé est correspondant de 17 communes du Candéen pour Ouest-France depuis 32 ans. © Ouest France
À 71 ans, cet habitant d’Angrie, près de Candé (Maine-et-Loire) raconte les histoires de 17 communes pour Ouest-France depuis 1990. Rien ne l’y prédestinait pourtant. Rencontre.
Ce matin du vendredi 12 août 2022, quelque chose se prépare à Angrie, près de Candé (Maine-et-Loire). Pendant que les stands se dressent en vue d’accueillir l’historique festival des Battages, Joseph Bouildé sirote son café à l’Angri’Lien. Rien d’inhabituel pour le correspondant Ouest-France, qui témoigne de la vie de 17 communes, du Candéen à la Loire-Atlantique, depuis 32 ans.
« Les gens parlent, racontent ce qu’il s’est passé la veille, la nuit »
En véritable « lève-tôt », Joseph commence chaque journée par le même rituel : un réveil « automatique » à 5 h 30 pour lire le journal en ligne avant de partir prendre son café à Candé dans la matinée. « Les gens parlent, racontent ce qu’il s’est passé la veille, la nuit. Ça me permet de prendre la température ». Après 42 ans passés à Angrie, le village et ses alentours n’ont plus de secrets pour lui. Il aime particulièrement le charme du village de Challain-la-Potherie.
C’est en 1990 que le natif de La Cornuaille reprend la plume du précédent correspondant. Pourtant rien ne l’y prédestinait. Après une carrière dans la banque, les premières années comme conseiller clientèle à bord du camion-banque aux quatre coins du département, Joseph savait depuis longtemps « qu’il pouvait écrire ».
« L’affaire Didier Barbot, à Vritz, en Loire-Atlantique »
Ce qu’il préfère ? « Les conseils municipaux » avec les débats, les questions qui fusent… « Un vrai moment de démocratie ». Rapporter des informations sonne chez lui comme une mission. « J’aime le contact humain aussi, tout simplement ». Ce qui l’a le plus marqué comme correspondant ? « L’affaire Didier Barbot, à Vritz, en Loire-Atlantique », cet homme reconnu coupable d’avoir tué son épouse Anne, avec la complicité de sa maîtresse Stéphanie Livet en 2013. « C’était hors-norme », se souvient-il, évoquant la marche blanche, les témoignages… Une affaire qui l’intéresse autant qu’elle le bouleverse, jusqu’à lui donner le goût de suivre d’autres procès aux assises.