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»J’ai choisi le noir et blanc pour la neutralité ». Ce jeune artiste expose ses œuvres à Pignerolle... |
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Florent Verger présente une des Å“uvres qu’il expose à Pignerolle jusqu’au 11 mai. © Ouest-France
L’artiste Florent Verger expose 85 dessins abstraits réalisés en noir et blanc. Son univers singulier est à découvrir jusqu’à dimanche 11 mai, à l’Espace artistique de l’Anjou, dans le parc de Pignerolle, à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire).
Quand son frère jouait aux jeux vidéo, lui, du haut de ses 5 ans, n’avait pas envie de manier les manettes. Dessiner les héros et le décor des jeux suffisait à son bonheur. Le dessin, un geste inné chez Florent Verger qui expose à l’Espace artistique de l’Anjou, dans le parc de Pignerolle, à Saint-Barthélemy-d’Anjou (Maine-et-Loire) : « J’ai toujours dessiné. » Bien sûr, enfant, il a « fait du figuratif à l’école » et mis de la couleur, avant, à l’adolescence, d’opter pour l’abstraction et le noir et blanc. Une feuille de papier et un crayon, l’artiste n’a besoin de rien d’autre, même si, maintenant, il remplace le crayon par un feutre ou un stylo-bille et utilise du papier au grammage plus épais.
Pourquoi le choix radical du noir et blanc ? « La couleur s’impose, répond-il. J’ai choisi le noir et blanc pour la neutralité, pour laisser la liberté d’interprétation. » C’est pour cette raison aussi que nombre de ses dessins sont justes posés sur un socle, afin que chaque visiteur puisse tourner autour et choisir l’angle qu’il préfère.
« Dessiner détend »
Qu’ils soient légers ou plus denses, ils n’émanent d’aucune inspiration extérieure, d’aucune envie particulière. « Je pars du centre, puis j’improvise », explique-t-il. Une ligne en appelle une autre, l’œuvre se construit au gré du geste, sans l’aide d’aucune règle ni compas. Son univers graphique qui témoigne d’une extrême méticulosité, foisonne de détails. Certains pourront le trouver oppressant, d’autres fascinant, alors que pour Florent Verger, « dessiner détend ». Pas seulement. « L’art nourrit » et met en exergue une citation de Nietzsche, « L’art et rien que l’art, nous avons l’art pour ne point mourir de la vérité. »
Pour sa première exposition en solo, il a apporté 85 dessins. « J’aime montrer ce que je fais, indique-t-il. Exposer, ça permet de rencontrer des gens curieux qui ont de la sensibilité. C’est épanouissant. »
Jusqu’au dimanche 11 mai, tous les jours de 10 h à 12 h et de 14 h à  18 h, à l’Espace artistique de l’Anjou, dans le parc de Pignerolle, à côté du château. Entre libre.