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Inondations. « On ne prend aucun risque » : 150 tonnes de pierres déversées au bord de la Loire... |
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Les travaux en cours, levée de Saint-Jean-de-la-Croix aux Ponts-de-Cé. © CO
L’intervention en cours rassure les habitants de ce secteur au sud d’Angers (Maine-et-Loire) coincé entre la Loire et le Louët en crues.
Fragilisée depuis samedi dernier en raison d’une brèche causée par la poussée de la Loire, la levée de Saint-Jean-de-La-Croix, au sud d’Angers, est en cours de consolidation en aval ce vendredi 20 février, du côté du Louët, un petit bras de la Loire qui rejoint le fleuve à Chalonnes.
À la demande du conseil départemental, l’entreprise TPPL de Saumur a déposé du sable, déployé un géotextile et recouvre le tout de 150 tonnes de gravats. L’intervention est sur le point de s’achever.
Déjà endommagée à cet endroit lors de la crue de janvier 1994, la RD 132 constitue un axe vital pour les habitants du petit village de Saint-Jean-de-la-Croix, dont le maire, Hugues Vaulerin, préconise fortement l’évacuation.
Des camions de 30 tonnes
Dans ce secteur, les habitants s’impatientaient depuis la découverte de cette brèche et l’alerte donnée par Jean-Luc Robin, un riverain dont la maison se situe à seulement une petite vingtaine de mètres. Si la digue avait cédé, près de 700 personnes auraient été isolées, entre Loire et Louët, puisque la route est immergée par ailleurs.
Lundi, la situation s’était stabilisée, nos services surveillaient attentivement. Mais hier, la brèche a bougé, donc nous ne prenons aucun risque
, explique-t-on du côté du conseil départemental. Tant que cela n’évoluait pas, on se questionnait sur l’opportunité de faire rouler des engins de 30 tonnes sur une route déjà fragilisée »,
ajoute le porte-parole en réponse aux interrogations des riverains, surpris d’un tel délai d’intervention.