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Il agresse sexuellement un mineur pendant le loto du village : un « prédateur » qui est « terrifiant »... |
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Un homme de 58 ans a été condamné pour avoir agressé sexuellement un mineur lors d’un loto en Maine-et-Loire. © Archives Ouest-France
Le 11 novembre 2025, lors d’un loto près de Cholet (Maine-et-Loire), un homme de 58 ans a agressé sexuellement un garçon de 14 ans. Multirécidiviste, il possède un casier judiciaire chargé et avait déjà été condamné à sept ans de réclusion criminelle pour des faits similaires.
Ce mercredi 19 novembre 2025, un homme de 58 ans a comparu devant le tribunal judiciaire d’Angers (Maine-et-Loire) pour des faits d’agression sexuelle sur mineur, en état de récidive. Les faits remontent au 11 novembre, lors d’un loto de village près de Cholet.
« Drôle de monsieur »
Alors qu’un adolescent de 14 ans se rend aux toilettes, l’homme le suit, l’aborde et le contraint à entrer dans une cabine fermée. C’est là qu’il l’agresse sexuellement en lui infligeant des attouchements.
Lors de sa déposition, le jeune garçon confie aux gendarmes que ce n’est pas la première fois qu’il croise le chemin de « ce drôle de monsieur ». S’il n’était pas revenu au loto depuis un an, c’est notamment parce que l’homme l’avait déjà agressé les années précédentes.
Déjà condamné pour des faits similaires
Lors de l’audience, le prévenu reconnaît les faits mais avec réticence, évoquant de simples « sentiments » ou une forme « d’amitié ». Des explications que la présidente Mélanie Frétier balaie fermement : « Au regard de vos antécédents judiciaires, on peut difficilement y croire ! »
En effet, l’homme est un multirécidiviste, avec huit victimes mineures déjà recensées. Il a d’ailleurs été condamné à sept ans de réclusion criminelle pour des faits similaires, il y a quelques années. Il déclare à la barre : « Je suis un pédophile, je ne peux pas m’en cacher. »
Pour l’avocat de la victime et de ses parents, Jean Chevrollier, le prévenu est un véritable « prédateur ». La procureure Charlotte Bree va dans le même sens, qualifiant son parcours de « terrifiant » et requérant la peine maximale : dix ans de prison ferme.
« Enfance traumatisante »
Mais en défense, Me Jean-Noël Bouillaud présente une tout autre lecture. Selon lui, « l’enfance traumatisante » de son client expliquerait en partie son comportement, ainsi que les défaillances de son suivi psychologique : « Son cas n’a jamais vraiment été considéré. »
Après délibération, le tribunal a condamné Alain Gaboriaud à onze ans d’emprisonnement ferme. La présidente Mélanie Frétier conclut en ajoutant : « C’est le fait de trop, il en est fini de votre manipulation judiciaire »