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Guerre en Ukraine : dans le Segréen, les collectivités veulent fédérer l’aide... |
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Les élus souhaitent que mairies et mairies déléguées (ici Nyoiseau) fassent office de portes d’entrée des actions. © Ouest-France
Afin de mettre en place un soutien dans la durée, les différentes communes d’Anjou Bleu communauté (Maine-et-Loire) et l’intercommunalité ont décidé d’unir leurs efforts pour encadrer les actions de solidarité individuelles, des associations et autres entreprises.
« L’idée n’est pas de se substituer aux initiatives nées dans le territoire, elles sont nombreuses et nous les saluons. Mais il faut les soutenir et que cet élan de solidarité perdure, car la guerre va durer. » Président d’Anjou Bleu communauté (ABC), Gilles Grimaud s’est exprimé au nom des élus du territoire, mercredi 9 mars. « Les 11 communes et ABC ont décidé de mettre en œuvre des actions collectives pour venir en soutien à la population ukrainienne et aux réfugiés. On propose que les portes d’entrée de ces actions soient les mairies et mairies déléguées. Il faut faire en sorte que les énergies ne se dispersent pas. »
Des dons acheminés par la protection civile
Trois types d’action ont été évoqués. Dans un premier temps, les dons : produits d’hygiène, de puériculture, matériel électrique, lits de camp, sacs de couchage, couvertures de survie, matériel de secours, matériel scolaire, denrées alimentaires (pâtes, farine, eau…), etc. « En revanche, il n’y a pas besoin de vêtements et de chaussures. »
Ces dons seront donc recueillis dans les différentes mairies. « Pour des questions de logistique, il serait bien que les gens viennent avec des cartons fermés en mentionnant ce qui est dedans », précise Geneviève Coquereau, maire de Segré-en-Anjou Bleu.
Quant à l’acheminement, « un partenariat a été mis en place entre l’Association des maires de France et la protection civile, souligne Pierrick Esnault, maire d’Ombrée-d’Anjou (Maine-et-Loire). C’est une assurance pour la destination des dons. »
Deuxième volet : l’aide financière. Les collectivités ont, pour l’heure, inscrit 10 000 € au budget de cette année 2022.
Héberger et aider à la vie quotidienne
Troisième pan de cette action : l’accueil des réfugiés. Outre les sites gouvernementaux dédiés, les municipalités seront « à l’écoute pour lister les gens et les aider dans les démarches ». Il leur sera notamment demandé de préciser la typologie de leurs logements. « Nous devrons aussi aider à l’organisation de la vie quotidienne des réfugiés, car les gens ne pourront peut-être les héberger qu’un certain temps. Il y aura aussi les questions de scolarité, des déplacements et de l’administration. »
A Segré-en-Anjou Bleu, où une mère de famille est arrivée en début de semaine, une douzaine de lieux d’accueil (habitants) avaient été recensés mardi. Le lycée Bourg-Chevreau propose aussi d’accueillir des réfugiés et un bailleur social a aussi stoppé la mise en vente de deux logements.
Un appel est lancé aux bénévoles pour épauler les équipes municipales, et « à ceux parlant la langue ».
« Un bel élan de solidarité est amorcé, apprécient les élus. Il faudra être présent dans la durée et s’adapter si besoin. »