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Grippe aviaire. Deux nouveaux foyers découverts en Maine-et-Loire : tous les animaux ont été abattus... |
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L’ensemble des volailles des deux bâtiments touchés ont été abattues. © Archives CO - Laurent COMBET
Deux bâtiments d’élevages de poules et poulets ont été contaminés par l’influenza aviaire. Une vaste opération d’abattage a été menée ainsi que des premières actions de désinfection.
Suite à des mortalités importantes dans deux bâtiments d’élevages du département, deux foyers d’influenza aviaire hautement pathogène ont été confirmés : le premier le week-end des 7 et 8 février dans un bâtiment de 30 000 poules pondeuses à Bécon-les-Granits, un second lundi 9 février, à faible distance du premier, dans un bâtiment d’élevage de 4 500 poulets au Louroux-Béconnais.
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Une opération d’abattage de l’intégralité des volailles des deux exploitations (quatre bâtiments en tout) s’est déroulée entre dimanche et mardi. Les opérations préliminaires de désinfection ont également été effectuées.
Pour éviter tout risque de diffusion du virus à d’autres élevages, le préfet de Maine-et-Loire a également pris un arrêté définissant des zones réglementées de protection et de surveillance autour des établissements contaminés.
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Les élevages ont été touchés par une forme d’influenza aviaire hautement pathogène (photo d’illustration). Archives CO - Josselin CLAIR
Pas de risque pour l’humain
Dans ces périmètres, tous les lieux de détention de volailles et d’oiseaux captifs sont soumis à des prescriptions spécifiques. En particulier, les mouvements de volailles et autres oiseaux captifs sont interdits, sauf dérogations accordées par la direction départementale de la protection des populations (DDPP), détaille la préfecture de Maine-et-Loire. La surveillance y est également renforcée pour les élevages de canards vaccinés dans les établissements commerciaux de volailles
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Les acteurs de la filière doivent veiller, sur l’ensemble du territoire, à l’application la plus stricte des mesures de biosécurité pour empêcher le virus d’entrer dans les élevages via la faune sauvage et les activités humaines, et éviter sa diffusion entre élevages, ajoute la préfecture. Les mêmes recommandations s’adressent aux particuliers détenteurs d’oiseaux de basse-cour et d’ornement
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Des cas « un peu surprenants »
En Maine-et-Loire, le dernier cas de grippe aviaire était survenu l’automne dernier, dans un lot de canards venant de Vendée. Denis Laizé, président de la Chambre d’agriculture, s’étonne de ces nouveaux foyers, compte tenu des mesures de prévention (confinement) déjà suivies : Ce sont deux cas un peu surprenants. On ne s’y attendait pas. On pense que c’est lié à la faune sauvage. Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les éleveurs
, indique l’élu. Quant au risque de propagation du virus, la chaîne de détection fonctionne bien
, ajoute-t-il.
La France est toujours placée en risque élevé depuis le 22 octobre 2025. La consommation de viande, de foie gras et d’œufs – et plus généralement de tout produit alimentaire à base de volaille – ne présente aucun risque pour l’être humain.