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Grève du 7 mars. Le blocage voté à la fac de Lettres, Langues et Sciences humaines d’Angers... |
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L’amphithéâtre A de la fac de lettres était plein comme un Å“uf pour écouter le député LFI Louis Boyard, juste avant l’assemblée générale. © CO
Lundi midi 6 mars, l’assemblée générale des étudiants de la faculté de Lettres, Langues et Sciences humaines d’Angers a décidé le blocage de la fac mardi 7 mars pour protester contre la réforme des retraites. Juste avant au même endroit, le député Louis Boyard (LFI) leur avait dit : « Ce n’est pas à moi de vous dire comment vous devez écrire l’Histoire, c’est à vous de le faire ».
Lundi midi, les étudiants angevins ont voté le blocage mardi 7 mars de la faculté de Lettres, Langues et Sciences humaines d’Angers à Belle-Beille. C’est ce qui vient d’être adopté en assemblée générale. C’est une décision souveraine à laquelle il fallait peut-être s’attendre dans un contexte marqué par la réforme des retraites qui mobilise quand même les jeunes, et avec une fac d’Angers qui n’écoute pas les revendications des étudiants concernant la sélectionÂ
explique l’étudiant angevin Benjamin Briand-Boucher, délégué au bureau national de l’Unef (Union nationale des étudiants de France).
Cette décision ne concerne que cette faculté, et le dispositif de blocage devra être défini dans la journée : Les différents groupes d’action seront en dynamique pour se mobiliser devant la facultéÂ
, précise simplement Benjamin Briand-Boucher qui compte sur une très forte mobilisation étudiante dans la manifestation qui partira mardi à 14 heures de la place Leclerc à Angers.
Un amphithéâtre plein à craquer
Le vote s’est déroulé juste après une intervention du député Louis Boyard (LFI), 22 ans, invité à Angers par l’Unef pour une réunion publique organisée dans le grand amphithéâtre de la fac de Lettres. D’une contenance de 400 places, il était trop petit pour accueillir tout le monde. Louis Boyard a parlé du 7 mars comme d’une  journée historiqueÂ
marquée par une grève générale : La suite de l’histoire, il ne dépend qu’à vous de l’écrire ».
Pourtant, c’est un « oui » très timide que l’on a pu entendre de la part de quelques étudiants lorsqu’il a été question d’un blocage de la fac lors de cette réunion précédant l’assemblée générale. Mais le député a visiblement su convaincre. Interrogé pour savoir s’il n’avait pas trouvé ce « oui » un peu faible, il nous a répondu :  Si, peut-être. Mais s’ils n’ont pas envie ce n’est pas grave, ils ne le feront pas.Â
Il disait s’attendre à  400 lycées mobilisés en France et au moins une vingtaine de facsÂ
. Celle d’Angers en fera donc partie.