|
ENTRETIEN. « J’avais un lien privilégié avec elle » : Yves a écrit un livre sur ta tante, la peintre Marie Sourice... |
1
Yves Spiesser, un des trois auteurs du livre sur sa tante, la peintre Marie Sourice. © CO
Avec son frère et sa sœur, Yves Spiesser a écrit un livre sur sa tante, la peintre Marie Sourice, une femme à la « personnalité bien affirmée ». Rencontre.
La peintre Marie Sourice a, toute sa vie durant, immortalisé des scènes de la vie quotidienne et dépeint des lieux aujourd’hui disparus. Rencontre avec Yves Spiesser, un des trois auteurs du livre sur sa tante.
D’où cette idée est-elle née ?
Yves Spiesser : « Avec mon frère Pierre Spiesser et ma sœur Anne de Quatrebarbes, nous avons décidé voilà un an de mettre en commun nos recherches nécessaires à l’édition de ce livre sur notre tante. J’ai toujours eu un lien privilégié avec elle, et à son décès, j’ai récupéré toutes ses archives : les correspondances avec un de ses maîtres, Maurice Levis, ainsi que de nombreux tableaux. Nous avons entamé des démarches auprès de la famille, des amis, des archives patrimoniales d’Angers et du Musée des Beaux-Arts, où certains de ses tableaux sont conservés. »
À LIRE AUSSI : Une exposition en hommage à l’artiste locale Marie Sourice à Saint-Florent-le-Vieil
Quels étaient les sujets principaux de ses peintures ?
« Née en 1906 et décédée en 1979, Marie était originaire de Saint-Florent-le-Vieil et a vécu à Angers, qu’elle a beaucoup peints. Nous retrouvons des paysages, des rues, des maisons, des vues de la ville dont certains éléments ont parfois disparu, comme les moulins. Elle aimait aussi représenter des scènes de la vie quotidienne, comme les marchés aux fleurs. Ses tableaux sont un témoignage pictural fort qui participe à la préservation du patrimoine, rend compte de la vie à son époque. Elle aimait également peindre la Loire et les fleurs, toujours à l’huile, et s’est même intéressée à l’aquarelle après un premier voyage en Algérie en 1936. »
À qui ce livre s’adresse-t-il ?
« Marie avait une personnalité bien affirmée, c’était un « personnage ». Elle était très conviviale, aimait aider les personnes dans le besoin. Pendant la guerre, elle a accueilli des réfugiés dans la maison familiale, elle aimait être près des gens. Le livre montre également cette facette de sa personnalité. Il contient ses échanges épistolaires, les affiches et catalogues des expositions auxquelles elle a participé tant à Angers qu’à Paris, ou en Angleterre, mais aussi des photos présentant son atelier de travail, lieu emblématique. Il s’agit de témoigner, mais aussi pourquoi pas, d’inspirer les jeunes générations ! »
« Marie Sourice, Peintre de l’Anjou et bien au-delà » en autoédition, librairie Lhériau, à Angers.