Accueil Info Info en continu ENTRETIEN. Claudia Tagbo, drôle et pleine de vie dans « R.I.P » sur TF1 : « Je suis une vectrice d’émotions »

ENTRETIEN. Claudia Tagbo, drôle et pleine de vie dans « R.I.P » sur TF1 : « Je suis une vectrice d’émotions »

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photo  claudia tagbo dans le deuxième double-épisode de « r.i.p » sur tf1.  ©  olivier seignette / alef one /tf1 1

Claudia Tagbo dans le deuxième double-épisode de « R.I.P » sur TF1. © OLIVIER SEIGNETTE / ALEF ONE /TF1

La croque-mort la plus célèbre du petit écran fait son retour dans « R.I.P, La vie vous va si bien ! » ce lundi 8 décembre 2025 sur TF1. Claudia Tagbo reprend son rôle d’Anne-Lise, pétillante patronne d’une entreprise de pompes funèbres. Entretien.

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Transformer la mort, sombre et triste, en une fiction douce et pleine de vie, c’est le pari que relève R.I.P, la série de TF1  portée par Claudia Tagbo. Pour son deuxième épisode événement, La vie vous va si bien !, diffusé ce lundi 8 décembre 2025, la comédienne retrouve son rôle de croque-mort en devenir.

Devenue patronne de l’entreprise de pompes funèbres de son défunt père, Anne-Lise a une nouvelle mission. Béatrice, une jeune mère d’un enfant de deux ans, vient de perdre son mari de manière assez soudaine. Elle doit désormais faire face seule à la réalité d’un secret dont lui seul connaissait l’existence : elle est illettrée.

Endeuillée, Béatrice va devoir apprendre à vivre autrement, sans celui qui l’aidait dans son quotidien. Mais la jeune femme pourra compter sur l’investissement d’Anne-Lise et ses méthodes hors des sentiers battus. En s’immisçant parfois un peu trop dans la vie de sa cliente, la croque-mort l’épaulera autant que faire se peut.

Plus d’un an après son lancement, R.I.P reprend les ingrédients qui avaient fait le succès de son premier épisode : un personnage principal fort, une histoire de deuil abordée avec pudeur, des sujets de société sérieux peu traités sur le petit écran et une bonne dose d’humour. Pour notre plus grand plaisir. Pour l’occasion, Claudia Tagbo revient sur ce rôle haut en couleur.

Qu’est-ce qui vous a plu dans cette série ?

C’est un sujet a priori morbide, triste, et ce qui m’a séduit, c’est la façon dont ils ont réussi à retourner la chose pour que ce soit bienveillant, drôle. La mort, c’est un sujet peu commun dans une série, parce que forcément on se dit qu’on va se prendre un mur, mais là, c’est très respectueux. Et c’est un point d’appui, à travers lequel on va traiter par exemple l’illettrisme, comme c’est le cas dans ce deuxième épisode, dans lequel cette femme va perdre son mari mais va se révéler à elle-même, grâce à mon équipe de choc. On va aussi traiter en parallèle ma fille adolescente, qui va à l’école, qui stresse à cause de ses notes parce qu’elle veut être la meilleure. Donc on va aborder aussi tout ce qui nous entoure dans notre société.

Connaissiez-vous le métier de croque-mort avant de jouer dans la série ?

Non, je ne connaissais pas. Du coup, ça m’a donné envie de découvrir. Je suis allée en voir trois ou quatre autour de chez moi, parfois je mettais un masque pour ne pas que ça fasse trop « ah ouais, on va faire un film bientôt ». Je leur ai demandé comment ça se passait, et, on ne va pas se mentir, c’est un métier comme un autre. D’ailleurs, quand le premier épisode avait été diffusé, il y a des gens qui travaillaient dans ce milieu qui nous ont dit « merci, parce qu’enfin on nous voit autrement, avec de la couleur, de la fraîcheur ». C’est plutôt touchant.

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C’est important pour vous de mettre toujours de l’humour dans vos projets ?

C’est important, oui, parce que pour moi c’est quand même quelque chose qui sauve, le rire. Je trouve que ça fait du bien. On a tendance à dénigrer ça en disant « tous ces gens qui font de l’humour ne sont pas importants ». Mais non, c’est important. Parce que de un, on fait des abdos gratuitement aux gens, et grâce à nous, les gens n’ont pas de ride. (Rires) Plus sérieusement, l’humour permet de faire passer la crispation, et Dieu sait qu’il y a de la crispation autour de nous. J’ai plus envie d’aller du côté du soleil que du côté noir des choses. Ça ne m’empêche pas demain de faire un film dramatique, mais dans ma vie, je mettrai toujours de la lumière.

La lumière, c’est un bon mot pour décrire Anne-Lise. Vous diriez que vous êtes comme elle ?

Anne-Lise est très fouineuse, ce n’est pas mon cas. Généreuse, ce n’est pas à moi de le dire mais j’aimerais l’être au maximum. Elle est pétillante aussi, et « in », j’ai envie de dire. Quand on dit « in », c’est qu’elle est tout de suite là, dans l’action. Elle ne pense pas à ce que ses actions pourraient avoir comme conséquences demain. J’aimerais bien être présente comme elle.

Elle est aussi très positive, malgré son lien direct à la mort. Quel est votre rapport à cette dernière ?

Mon rapport à la mort est assez sain, parce que je sais que ça peut arriver comme ça. Qu’on aille à gauche ou à droite, c’est la finalité, donc il faut vivre l’instant. Je suis passée par des phases dans ma vie où on m’a dit « vous êtes malade ». Ah bon ? Ah ouais, c’est comme ça. C’est sain comme rapport. Et tous ceux qui sont autour de moi savent déjà comment ça va se passer. J’ai déjà tout dit. S’il y en a un qui pleure, qui ne rigole pas, je descendrai pour venir le chercher à l’enterrement. (Rires)

Que souhaiteriez-vous pour Anne-Lise dans d’éventuels prochains épisodes ?

Qu’elle continue d’apporter de la joie, qu’elle soit toujours dans la bienveillance. Que sa grande fille continue de bien travailler à l’école, est-ce qu’il y a un chéri qui pourrait arriver et comment l’accueillerait-elle en tant que mère ? Que son entreprise soit plus solide, que ses porteurs soient vraiment des porteurs, même s’ils ont bien progressé. Ce serait bien aussi qu’on voit aussi si le curé ne craque pas vraiment pour elle.

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Vous qui êtes habituée à la scène, est-ce plus difficile de faire une série, qui laisse parfois moins de place à l’improvisation ?

C’est très bien que vous posiez la question de l’improvisation, j’ai envie de dire que les meilleurs spectacles, où ils vous ont fait croire que c’était de l’impro, c’est parce qu’ils sont très bien travaillés.

Même vous ?

Même moi ! Mais c’est sûr que c’est plus cadré quand on est en tournage. On a une forme de liberté quand on est sur scène qu’on n’a pas spécialement peut-être sur un plateau, mais tout ça reste la même chose pour moi. Sur un plateau, comme je vais à la rencontre de l’imaginaire d’un réalisateur, il faut que je sois concentrée pour écouter ce qu’on me demande de faire. Sur scène, j’ai en face de moi des gens et je dis toujours que leur espace sera toujours plus grand que le mien, donc il faut que je sois tout autant concentrée. Venir à un spectacle, ce n’est pas donné à tout le monde ; il faut s’organiser, avoir les moyens… C’est une rencontre.

Comment faites-vous la part entre ces deux médiums ?

Je ne fais pas de part entre les deux. Je trouve que tout ça, c’est le même métier. Parce que moi, je suis toujours en train de me dire que c’est une page blanche. J’ai une page blanche et je mets des couleurs dessus. Et je pense que la vie devrait être comme ça. Quand on se lève le matin, se demander quelles couleurs on a envie de mettre aujourd’hui sur sa feuille. Parce qu’à un moment donné, peu importe ces croyances, on va devoir déplier cette feuille et cette peinture. Entre la fiction et l’humour, le support n’est pas le même, mais au final, il s’agit de créer quelque chose chez l’autre, susciter quelque chose chez l’autre. Ça peut être du rire, des larmes… On est des vecteurs d’émotions. Moi, je dis que je suis une vectrice d’émotions, et mon but c’est de créer quelque chose chez l’autre, de le provoquer un peu.

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Cette année, vous avez tourné une autre série pour TF1, Grandiose

J’ai hâte que ça soit diffusé, c’est super. Déjà, la production de cette série avait travaillé sur Les Randonneuses et Lycée Toulouse-Lautrec, donc on reste sur quelque chose de sociétal, de sujets qui nous touchent. Là, ce sont les troubles du comportement alimentaire.

Est-ce une thématique importante pour vous ?

Oui, parce qu’on est dans une société dans laquelle, même si ça tend à changer un peu, on regarde beaucoup le corps. Tout est basé sur le corps, tout ce qu’on dégage. Et il y a l’autre versant aussi, des gens qui s’empêchent de manger parce qu’on est dans le diktat du corps. Il y a plein d’autres choses derrière. Donc c’est bien de pouvoir parler de ça.

TF1, 21 h 10.

 
Recueilli par Margot FERREIRA (Diverto).    Ouest-France  

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