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EN IMAGES. Vue du ciel et sous le soleil, la montée des eaux révèle de nouveaux paysages à Angers... |
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Une route – la départementale 109, à hauteur de Briollay, près d’Angers – comme coupée du monde, entourée par la végétation et l’eau de la Sarthe, en crue. © Thierry Huguenin
Si la situation n’a rien de comparable aux inondations que connaît actuellement la Bretagne, les cours d’eau ont largement débordé sur le territoire d’Angers (Maine-et-Loire) ces derniers jours. Une vue du ciel permet d’en mesurer les impacts… et la beauté.
Ça monte. Tranquillement – rien à voir avec les inondations en Bretagne, où plusieurs départements sont toujours placés en vigilance crues – mais ça monte quand même, à Angers (Maine-et-Loire) et ses abords.
Si ce dimanche 8 février 2026 est placé sous le soleil, exactement, les précipitations de ces dernières semaines ont quand même permis aux cours d’eau bordant la capitale angevine de gonfler gentiment.
Loin de la crue de février 2021
Exemple avec la Maine, qui a atteint, ce même jour, 3,24 m à 15 h, à la station du pont de la Haute-Chaîne et 3,21 m à la station du pont de la Basse-Chaîne. On est loin, quand même, de la crue de février 2021, où le niveau de la rivière avait atteint, à ce dernier point, 5,37 m.
Pour autant, que d’eau, que d’eau, comme dirait l’autre. Conséquence : les paysages et la nature se transforment. Vu du ciel, c’est encore plus flagrant…

La montée des eaux fait naître des images saisissantes, comme ce chemin, sur le secteur d’Écouflant, qui disparaît sous l’onde, comme la nature qui l’environne. Thierry Huguenin/Ouest-France

La départementale 109, aux abords de Briollay, comme avalée par la Sarthe qui a pris ses aises. Thierry Huguenin/Ouest-France
Comme ce paysage, capté par un appareil photo embarqué sur le drone de notre photographe, au-dessus de la départementale 109, à hauteur de la commune de Briollay. Ou, encore, dans le secteur d’Écouflant, ce chemin qui disparaît sous les eaux de la Sarthe en crue, comme sous des coups de pinceau célestes.

L’île Saint-Aubin méconnaissable et évidemment inaccessible, entourée par les eaux. Thierry Huguenin/Ouest-France
Et ne parlons pas de la célèbre Île Saint-Aubin, à Angers, désormais inaccessible depuis la montée de la Sarthe et de la Mayenne.

Quand on vous dit que l’île Saint-Aubin est inaccessible : la preuve par l’image ! Thierry Huguenin/Ouest-France

À la confluence de la Mayenne, de la Sarthe et de la Maine, le pont de Segré, près de l’île Saint-Aubin, semble avoir les « jambes » coupées. Mais pas de quoi impressionner les kayakistes du dimanche ! Thierry Huguenin/Ouest-France
Aussi impressionnante soit-elle, la montée des eaux à Angers ne fait pas l’objet, pour l’instant, d’une vigilance particulière par Vigicrues. Disons qu’elle révèle de nouveaux paysages, sublimés par une vue du ciel et sous le soleil. Autant en profiter : selon Météo France, la pluie sera bientôt de retour !
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